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François Bayrou à la rencontre des avocats

Vendredi 30 mars, François Bayrou a rencontré les avocats des barreaux de province. Le candidat centriste promet de lutter contre l'inflation des textes de loi et s'interroge sur le bien fondé de la réforme de la carte judiciaire.
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François Bayrou, hier à Perpignan (BERTRAND LANGLOIS / AFP)

Vendredi 30 mars, François Bayrou a rencontré les avocats des barreaux de province. Le candidat centriste promet de lutter contre l'inflation des textes de loi et s'interroge sur le bien fondé de la réforme de la carte judiciaire.

François Bayrou poursuit son tour de France des métiers. Après les pharmaciens, mardi, les professionnels du tourisme mercredi, il a rencontré les avocats des barreaux de province. L'occasion de dévoiler, non son programme en matière de justice, mais du moins quelques pistes.

Inflation législative

"La prolifération des lois n'est pas seulement inutile et coûteuse, elle est nuisible (...), elle porte atteinte au droit fondamental du citoyen de connaître la loi", a déclaré le candidat du MoDem devant l'assemblée générale de la Conférence des bâtonniers.

"C'est vrai pour le droit social, le droit du travail, le droit du logement, le droit pénal... Il n'est pas d'honnête homme qui puisse aujourd'hui prétendre qu'il connaît, même à grands traits, la loi française, c'est impossible", a-t-il poursuivi.

"Je serai un défenseur du légiférer peu pour légiférer bien. C'est aussi une manière de répondre au problème des moyens de la justice" a estimé M. Bayrou.

Sortir de "l'hyperadministration"

A ce propos, il a considéré que des économies pourraient être faites "en sortant des logiques absurdes (...) de concentration de toutes les décisions". "J'ai visité récemment un TGI" (tribunal de grande instance), a-t-il dit, "dont le président me disait qu'il ne pouvait pas acheter une ampoule...". "Il faut sortir de cette espèce d'hyperadministration de la justice", a-t-il insisté.

Quant à la réforme de la carte judiciaire, qui s'est traduite de 2008 à 2010 par la suppression du tiers des juridictions, le candidat du MoDem a dit son "impression, presque (sa) certitude, qu'une très grande partie des décisions qui ont été prises ont coûté plus qu'elles n'ont rapporté à l'Etat".

"Toute adaptation ultérieure doit être faite dans une concertation plus large avec les intervenants sur le terrain", a-t-il déclaré.

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