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Eva Joly : le PS fragilisé ; la droite enchantée

La journée très mouvementée que viennent de vivre Eva Joly et les Verts mécontente et fragilise le PS et son candidat François Hollande. Quant à la droite, elle peut se moquer de deux partis partenaires qui ont bien du mal à marcher ensemble.
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Radio France
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Franceinfo (Franceinfo)

 

François Hollande a beau annoncer ce soir qu’il ne retiendra que la "dernière phrase d’Eva Joly" (celle où elle dit qu’elle le soutiendra au second tour de la présidentielle après avoir refusé de le dire tôt ce matin), le candidat a entendu ses oreilles siffler depuis hier soir. La candidate d’EELV a critiqué très sévèrement le candidat socialiste et le PS depuis qu’elle est sortie de son silence.

PS irrité

Ce matin, sur France Info, le patron des députés PS Jean-Marc Ayrault estimait qu’Eva Joly ne devait pas "se tromper d’adversaire" . En se demandant ensuite si "Madame Joly est devenue une candidate indépendante ou est ce qu’elle est la candidate des Verts ? Je pose la question à Cécile Duflot".
Martine Aubry prend acte de la "rectification" par Eva Joly de ses propos sur François Hollande, et elle l’appelle à être "à la hauteur de l'espoir" des Français.
De son coté, Ségolène Royal estime qu’il faut que "les partenaires qui appartiennent au même camp soient solidaires et se serrent les coudes" ; "c'est très important parce que sinon l'électorat est désorienté" , ajoute l’ancienne candidate socialiste à la présidentielle.

La droite se frotte les mains

Jean-François Copé remarque qu’Eva Joly "a injurié […] le candidat socialiste" François Hollande, "qui doit regretter d'avoir aussi promptement sous-traité les thèmes écologiques aux Verts" . Le secrétaire général de l’UMP annonce que son parti va lancer lundi prochain une campagne d'affichage et de tractage contre le "marchandage" entre le PS et Europe Ecologie-Les Verts sur le nucléaire qui, selon lui, menace "400.000 emplois ".  

Le centre aussi

François Bayrou estime pour sa part que ce "grand désordre ne présage rien de bon pour le pays" . Pour le président du MoDem, la France a besoin "d'une vision et d'une approche sérieuse" pour le sortir de la crise. Et François Bayrou de dénoncer ces "candidats qui disent exactement le contraire de ce que l'appareil du parti négocie et signe. Tout cela n'est pas sérieux".

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