Six fonds souverains s'engagent pour le climat à hauteur de 3 000 milliards de dollars

À l'initiative d'Emmanuel Macron, ces six fonds souverains en grande partie issus de pays pétroliers ou gaziers investiront 3 000 milliards de dollars qui ne seront pas dédiés immédiatement au climat, mais le but, à terme, est que tous les investissements soient fléchés "vers une transition douce", d'après l'Elysée.

Le président de la République Emmanuel Macron reçoit à l\'Elysée, dans l\'après-midi du vendredi 6 juillet 2018, les présidents de six grands fonds souverains qui vont s\'engager pour le climat.
Le président de la République Emmanuel Macron reçoit à l'Elysée, dans l'après-midi du vendredi 6 juillet 2018, les présidents de six grands fonds souverains qui vont s'engager pour le climat. (JULIEN DE ROSA / POOL)
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C'est une première, le président de la République Emmanuel Macron réunit, dans l'après-midi du vendredi 6 juillet, à l'Elysée les présidents de six grands fonds souverains qui vont s'engager pour le climat, a appris franceinfo. Ils vont signer une charte de bonne conduite et ainsi s'engager à investir dans des entreprises œuvrant pour la transition énergétique ou contre le changement climatique. Ces six fonds souverains sont en grande partie issus de pays pétroliers ou gaziers. Il s'agit de la Norvège, le Koweït, l'Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis et la Nouvelle-Zélande. Au total, ils investiront 3 000 milliards de dollars, ce qui est une somme considérable au regard des 100 000 milliards de dollars du marché financier mondial.

Un objectif sur le long terme

C'est au cours du sommet One Planet, qui s'est déroulé le 12 décembre 2017, qu'Emmanuel Macron a réuni ces pays autour d'une même table. Les 3 000 milliards de dollars investis ne seront pas dédiés immédiatement au climat, mais le but, à terme, est que tous les investissements soient fléchés "vers une transition douce", d'après l'Elysée, qui parie sur "un effet d'entraînement considérable". À la tête de l'État, on affirme que "les financiers du monde entier regardent où investissent les fonds souverains". L'Elysée rejette toute accusation de "greenwashing", c'est-à-dire l'orientation des actions de ces pays vers un positionnement écologique pour améliorer leur image.

Certains pays ont d'ailleurs déjà commencé à réaliser des investissements en faveur de la transition énergétique. Le Koweït, par exemple, investit déjà dans des batteries et l'Arabie saoudite dans le secteur du solaire. Le Qatar, quant à lui, travaille à l'efficacité énergétique de l'Empire State Building pour réduire ses dépenses en énergie de 40%. Le prochain sommet One Planet aura lieu à New York le 26 septembre prochain.