"Je prendrai le plus grand soin à vous faire souffrir" : 3 mois de prison avec sursis pour avoir envoyé un mail menaçant à Emmanuel Macron

L'homme, un professeur de musique, avait déjà été condamné fin janvier pour avoir passé près de 200 appels à l'Élysée.

Le président Macron a été harcelé par un professeur de musique souffrant de psychose paranoïaque (photo d\'illustration du 7 février, 2019).
Le président Macron a été harcelé par un professeur de musique souffrant de psychose paranoïaque (photo d'illustration du 7 février, 2019). (LUDOVIC MARIN / AFP)

Un professeur de musique de 38 ans, qui a été condamné le 29 janvier dernier pour avoir passé près de 200 appels téléphoniques à l'Élysée en octobre 2018, était de nouveau jugé vendredi 8 février à Annecy - dans la même affaire - mais pour avoir envoyé un mail menaçant à Emmanuel Macron cette fois, rapporte France Bleu Pays de Savoie.

L'homme qui souffre de psychose paranoïaque a été condamné vendredi à trois mois de prison avec sursis et à 70 heures de travaux d'intérêt général. Il n'a également plus le droit d'entrer en contact avec l'Élysée, la présidence de la République ou Emmanuel Macron. Son avocat a en revanche obtenu que la condamnation ne figure pas dans son casier judiciaire car, comme il est professeur de musique, cela pourrait engendrer son renvoi.

"J'espère [votre vie] très courte"

En plus des multiples appels, le trentenaire avait adressé un mail menaçant le 25 décembre dernier au service de la correspondance présidentiel. Dedans, il s'adressait directement au président de la République : "Je vous garantis que vous allez regretter jusqu'à la fin de votre vie, que j'espère très courte, ce que vous avez fait à ma famille. Je prendrai le plus grand soin à vous faire souffrir."

Pour justifier ce mail, le professeur de musique a expliqué avoir découvert une faille informatique permettant d'avoir accès aux numéros des personnels de la fonction publique. Un vrai problème informatique confirmé pendant l'enquête. C'est donc pour dénoncer cette faille que l'homme a décidé d'envoyer ce message signé avec les mots "Allah Akbar", pour être sûr que son mail ne soit pas jeté, a-t-il expliqué.

Pour les 195 appels passés à l'Élysée en octobre dernier pour critiquer Emmanuel Macron, l'homme avait déjà été condamné à trois mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel d'Annecy en Haute-Savoie.