Élections régionales : ce que les résultats du scrutin annoncent pour l'élection présidentielle de 2022

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Régionales : ce que les résultats du scrutin annoncent pour l'élection présidentielle en 2022
France 2
Article rédigé par
N.Saint-Cricq - France 2
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La forte abstention lors des élections régionales et départementales pourrait-elle annoncer un désintérêt des Français pour la politique et pour l'élection présidentielle de 2022 ? Comment le parti de la majorité présidentielle sort-il de ce scrutin ? L'éditorialiste politique Nathalie Saint-Cricq fait le point pour le 13 Heures de France 2, lundi 28 juin.

La forte abstention observée lors du scrutin des élections régionales, de l'ordre de 65,7% au niveau national, présage-t-elle d'un désintérêt croissant pour la politique et pour les élections en général ? Selon l'éditorialiste politique Nathalie Saint-Cricq, présente sur le plateau du 13 Heures de France 2, lundi 28 juin, "cela présage d'une mauvaise ambiance et de la nécessité probablement de réformer avec du vote électronique", ou des solutions rendant le vote "plus facile". Pour autant, "l'élection présidentielle est la préférée des Français" : plus incarnée, elle mobilise traditionnellement beaucoup plus. En revanche, si les Français se mobilisent moins en 2022, "on peut avoir un président qui n'est pas bien élu, par défaut", ce qui pourrait "être un handicap" pour réformer le pays, selon elle. 

Le parti présidentiel en difficulté

Le parti de la majorité présidentielle a recueilli de très mauvais résultats lors du scrutin : 80 conseillers régionaux LREM ont été élus sur 1 758 sièges. "C'est très, très faible, c'est une implantation qui est ratée, et déjà l'implantation aux municipales avait elle-même été ratée", analyse Nathalie Saint-Cricq. Ces résultats pourraient-ils être défavorables à Emmanuel Macron en 2022 ? "Du côté d'Emmanuel Macron, on se dit qu'on va jouer comme en 2017 la réélection en direct avec les Français, mais il y avait quand même des marcheurs qui portaient la parole d'Emmanuel Macron en 2017, et aujourd'hui s'il n'y a pas de marcheurs, pas de parti, on se dit que le pari risque d'être beaucoup plus compliqué", ajoute la journaliste. 

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