Replay Retrouvez le second entretien d'Emmanuel Macron dans l'émission politique "L'Evénement", sur France 2

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Emmanuel Macron invité du second volet de l'émission politique "L'Evénement" sur France 2 -
Emmanuel Macron invité du second volet de l'émission politique "L'Evénement" sur France 2 Emmanuel Macron invité du second volet de l'émission politique "L'Evénement" sur France 2 - ()

Après les affaires internationales le 12 octobre, le président de la République était interrogé mercredi soir sur les questions de politique intérieure.

Ce qu'il faut savoir

Une heure pour clarifier et s'expliquer. Invité pour le second volet de l'émission politique de France 2 "L'Evénement", mercredi 26 octobre, Emmanuel Macron a répondu aux questions de la journaliste Caroline Roux sur les "Urgences françaises". Flambées des prix, retraites, 49.3, environnement... Le président a été interrogé sur une variété de sujets et a apporté plusieurs précisions. Sur le dispositif anti-inflation d'abord, mais aussi au sujet du récent passage en force du gouvernement sur le budget 2023. Le chef de l'Etat s'est aussi dit "ouvert" au débat sur l'âge du départ à la retraite. Une interview à revoir dans la vidéo ci-dessus.

Sur les motions de censure portées par la Nupes et le RN. Emmanuel Macron s'est montré très en colère contre la motion de censure qui, à 50 voix près, aurait pu être votée lundi 24 octobre après l'utilisation du 49.3 pour adopter le budget 2023 en première lecture à l'Assemblée nationale. "Ce qui me met en colère, c'est le cynisme et le désordre. Ils ont surtout prouvé qu'ils étaient prêts, socialistes, communistes, écologistes, LFI, à se mettre main dans la main avec le Rassemblement national. Ça ne mènera à rien ! (...) Il n'y a pas de majorité alternative !", a affirmé le chef de l'Etat.

Sur le recours au 49.3. En ce qui concerne le budget 2023, Emmanuel Macron a assumé le choix de passer en force. Une décision qui, selon lui, a permis des économies en plus d'éviter des blocages parlementaires. L'usage de cet outil constitutionnel controversé "a évité plusieurs milliards de dépenses à perte peu utiles", a assuré le président de la République.

Sur la réforme des retraites. "Si nous ne faisons pas de réforme des retraites, ce sera du pouvoir d'achat en moins", a affirmé Emmanuel Macron. Le président de la République entend garder le cap qu'il avait fixé à son gouvernement sur ce dossier brûlant, pour lequel l'exécutif tente par tous les moyens de ne pas avoir recours au 49.3. Fait notable, le chef de l'Etat s'est déclaré "ouvert" à un report de l'âge légal du départ à la retraite à 64 ans, et non 65 ans, comme il s'y était engagé lors de la campagne présidentielle, en cas d'allongement de la durée de cotisation.

Sur les aides face à la flambée des prix. Le président de la République a répondu aux premières questions sur l'inflation en citant le cas des étudiants. "On va cibler les aides, et notamment les étudiants. Ils voient le prix de l'alimentation qui monte", a-t-il relaté, avant de justifier son choix en convoquant des mesures passées. "On l'a fait avec le repas à un euro pour les étudiants boursiers. Pour les familles les plus modestes, on a augmenté les minima sociaux, le smic", a-t-il rappelé.

Sur l'équilibre budgétaire. Au sujet de ces aides, Emmanuel Macron a tenté de rassurer sur l'impact sur les finances publiques. "Comment on finance ces mécanismes ? On les finance grâce à ce que nous avons mis en place en Europe, qui est cette fameuse taxation sur les surprofits", a déclaré le chef de l'Etat face à Caroline Roux. "Notre stratégie est de stabiliser la dépense publique, on commence à rembourser la dette sous ce quinquennat", a assuré le président de la République.

 Sur les obligations de quitter le territoire français (OQTF), au cœur de l'actualité après le meurtre de la jeune Lola. "Je ne ferai jamais un lien existentiel entre l'immigration et l'insécurité", a-t-il assuré. Le chef de l'Etat a néanmoins promis de "durcir les choses avec les pays d'origine pour aller vers un taux [de raccompagnement à la frontière] de 100% pour ceux qui sont le plus dangereux." 

 NosSources. Voici le détail des sources utilisées pour les cartes et infographies diffusées lors de l'interview du chef de l'Etat :

Dépenses publiques en % du PIB en 2021 : Eurostat
Indice des prix à la consommation en France : Insee
Indice harmonisé des prix à la consommation en Europe : Eurostat et Insee
Salaire mensuel de base impacté par l'inflation : Dares (juin 2021 à juin 2022)
Age de départ à la retraite en Europe : Missoc-Le Cleiss
Taux d'emploi des 55-64 ans en Europe : Eurostat 2021
Chômage dans l'Union européenne : Eurostat
Les industries les plus polluantes en France : Irep
Part électrique dans voitures en circulation : ministère de la Transition écologique
Premier rendez-vous chez l'ophtalmologue et chez le dentiste : enquête Marianne et Le Guide santé, parue le 22 septembre 2022
Effectifs des médecins généralistes : Conseil national de l'ordre des médecins (2022)
Maternités en France métropolitaine : Drees, les établissements de santé (édition 2022)
Data sur les obligations de quitter le territoire française (OQTF) : Ministère de l'Intérieur
Chiffres de la délinquance (les homicides, les vols sans violence, les vols violents sans arme, coups et blessures volontaires) : SSMSI et ministère de l'Intérieur