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"Conseil national de la refondation" : la référence au Conseil national de la Résistance est une "provocation", réagit Catherine Perret de la CGT

Dans un entretien donné à la presse quotidienne régionale, publié vendredi, le président a annoncé vouloir réunir un "Conseil national de la refondation" pour répondre à cinq objectifs de son quinquennat.

Article rédigé par franceinfo
Radio France
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Emmanuel Macron répond aux journalistes après sa visite du centre hospitalier Louis Pasteur Cotentin à Cherbourg, le 31 mai 2022. Photo d'illustration. (SAMEER AL-DOUMY / AFP)

"Emmanuel Macron veut décider tout seul et va créer une nouvelle usine à gaz avec ce Conseil national de la refondation", a réagi vendredi 3 juin sur franceinfo Catherine Perret, secrétaire confédérale de la CGT chargée des retraites et de la protection sociale. Le chef de l'État a annoncé dans un entretien donné à la presse quotidienne régionale de sa volonté de réunir un "Conseil national de la refondation" pour répondre à cinq objectifs de son quinquennat.

"J'ai l'impression qu'il se prend pour Ambroise Croizat", lance Catherine Perret du nom du ministre du Travail de 1945 à 1947, syndicaliste et homme politique. Ce membre du PCF a mis en place le régime général de la Sécurité sociale, émanation directe du Conseil national de la Résistance.

Les annonces ne sont pas "à la hauteur de la situation que vit le pays"

"N'est pas résistant qui veut", ironise Catherine Perret. Selon elle, cette allusion au Conseil national de la Résistance (CNR) n'est pas appropriée et "un peu provocateur". Elle assure également que le chef de l'État veut aussi "privatiser l'école" et constate qu'il "n'apporte aucune réponse au malaise de l'hôpital".

"Le Conseil national de la Résistance a créé la Sécurité sociale, et monsieur Macron veut la détruire et détruire les droits à la retraite."

Catherine Perret, CGT

à franceinfo

Pour la représentante de la CGT, les annonces d'Emmanuel Macron ne sont pas des "réponses à la hauteur de la situation que vit le pays". Elle vit comme une "provocation" cette "référence par un acronyme au Conseil national de la Résistance". Le CNR "a créé des droits, des améliorations qui sont toujours en vigueur", souligne Catherine Perret. "La CGT compte bien défendre ce système de la retraite et le retour de la retraite à 60 ans au mépris de ce que veut le président de la République".

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