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"75%, c'est de la braderie" : pour un député LR, "le mot ristourne est assez mal calibré" pour évoquer les comptes de campagne d'Emmanuel Macron

Julien Aubert, député Les Républicains du Vaucluse, a expliqué, jeudi sur franceinfo, que "près d'un an après, les possibilités de recours sont  épuisées" concernant les comptes de campagne du candidat Emmanuel Macron.

Article rédigé par franceinfo
Radio France
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Julien Aubert, député Les Républicains du Vaucluse, le 7 juin 2018. (RADIO FRANCE / FRANCEINFO)

"Le mot ristourne est assez mal calibré" pour évoquer les révélations de la cellule investigation de franceinfo sur le candidat Emmanuel Macron qui a bénéficié d'avantages de la part d’entreprises lors de sa campagne présidentielle, selon Julien Aubert, jeudi 7 juin sur franceinfo. Pour le député Les Républicains du Vaucluse, "75%, c'est de la braderie, c'est de la promotion massive".

On voit bien que se dessine un problème : soit c'est volontaire, soit c'est une course à la courtisanerie.

Julien Aubert

à franceinfo

"Chaque ami a voulu dire : 'Je vais te financer, te donner à bas prix telle ou telle salle' et à la fin on se retrouve avec un problème sur les bras, qui est une campagne financée par les entreprises", présume Julien Aubert. "C'est parfaitement illégal", rappelle l'élu Les Républicains.

"Les possibilités de recours sont épuisées"

La Commission nationale des comptes de campagne a validé ces comptes. "Près d'un an après, les possibilités de recours sont épuisées, mais cette commission intervient au mauvais moment, estime Julien Aubert. Si on voulait qu'elle puisse agir, il faudrait qu'entre le moment où la campagne s'arrête et le moment où on proclame les résultats, il y ait une commission qui vérifie et qu'une fois qu'on est certain que la campagne s'est déroulée dans des conditions honnêtes on proclame les résultats".

La Commission nationale des comptes de campagne "raisonne a posteriori. Invalider un député, ça se fait. Invalider un président de la République ça pose un vrai problème démocratique. Donc, dans les faits on peut dénoncer, mais les conséquences pratiques sont assez limitées", explique julien Aubert. Le député souhaite que l'on revoie "la manière dont on comptabilise les comptes de campagne. Il faudrait peut-être aller vers un système de transparence, mais avant l'élection".

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