Chine : l'ouverture en trompe-l'œil

Le voyage d'Emmanuel Macron en Chine est placé sous le signe de la réciprocité. Si la Chine tente depuis quelques mois de se montrer plus accueillante avec les entreprises occidentales, le protectionnisme chinois reste de vigueur.

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Conquérir le marché chinois, vendre plus de produits tricolores : c'est ce que souhaite la cinquantaine d'entreprises actuellement présentes dans la délégation française en Chine. De gros contrats à la clé et cette promesse séduisante de Pékin : l'impôt sur les bénéfices sera supprimé pour toutes les entreprises étrangères qui réinvestissent dans le pays. Mais la Chine est-elle si accueillante ? Non, selon Jean-François Huchet, économiste spécialiste de la Chine, pour qui le pays reste largement protectionniste.

54% des entreprises européennes font état de discriminations en Chine

Autorisations, paperasses, délais ; et la situation s'aggrave. Selon une étude de la Chambre de commerce européenne en Chine, 54% des entreprises européennes se disent victimes de discriminations. Matthieu David-Experton, consultant installé à Shanghai, fait état de règles imprévisibles. Exemple : les fromages français. Ils ont été interdits plusieurs mois l'an dernier, officiellement pour des raisons sanitaires, puis à nouveau autorisés. Autre problème : les transferts de technologie. Pour pouvoir s'installer en Chine, les entreprises étrangères doivent dévoiler leurs secrets de fabrication. Des contraintes inacceptables pour certains, qui préfèrent donc jeter l'éponge, comme Uber. Le géant américain a récemment cédé toutes ses activités en Chine.

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Xi Jingping (au centre) lors du 19e Congrès du Parti communiste chinois, à Pékin (Chine), le 24 octobre 2017.
Xi Jingping (au centre) lors du 19e Congrès du Parti communiste chinois, à Pékin (Chine), le 24 octobre 2017. (JU PENG / XINHUA / AFP)