VIDEO. Le gouvernement suspend jusqu'à nouvel ordre l'examen de la révision constitutionnelle à l'Assemblée, paralysé par l'affaire Benalla

Le projet de révision constitutionnelle, dont l'examen est bloqué depuis la soirée de jeudi, a été suspendu jusqu'à nouvel ordre par le gouvernement, dimanche en fin de matinée. 

Lors d\'une séance de questions au gouvernement, à l\'Assemblée nationale, le 13 juin 2018. 
Lors d'une séance de questions au gouvernement, à l'Assemblée nationale, le 13 juin 2018.  (MAXPPP)

La crise politique provoquée par l'affaire Benalla ne cesse de prendre de l'ampleur. Le gouvernement a décidé de suspendre l'examen de la révision constitutionnelle jusqu'à nouvel ordre, a annoncé, dimanche 22 juillet, la garde des Sceaux Nicole Belloubet, alors que l'Assemblée est paralysée depuis plusieurs jours par l'affaire Benalla.

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"Le gouvernement a décidé de suspendre l'examen de la révision constitutionnelle et souhaite que celui-ci puisse reprendre ultérieurement dans des conditions plus sereines", a indiqué la ministre. Dans la foulée, le président de l'Assemblée François de Rugy (LREM) a annoncé la levée de la séance jusqu'à lundi 16 heures, horaire prévu de l'examen du projet de loi Avenir professionnel.

Les rappels au règlement se sont à nouveau succédé dans la matinée, depuis le début de la séance, l'opposition réclamant des explications de l'exécutif. Nicole Belloubet a dit "regretter" que les travaux aient été interrompus à la suite "des révélations concernant monsieur Benalla". Alors que, selon elle, le texte constitutionnel contient des "propositions extrêmement positives pour le renforcement de notre démocratie." 

"L'agitation doit retomber et elle retombera"

Prenant la parole dans la foulée, François de Rugy a affirmé que l'Assemblée n'était pas réunie "pour faire un défilement des rappels au règlement" et n'était pas "un théâtre filmé""Je ferai tout pour que la réforme constitutionnelle aboutisse", a-t-il ajouté, jugeant que "la rénovation de nos institutions est plus que jamais nécessaire, nous venons encore d'en apporter la démonstration." 

"L'agitation doit retomber et elle retombera, le travail législatif doit reprendre et il reprendra", a poursuivi le titulaire du perchoir. Il a indiqué qu'il consulterait les présidents de groupe et le gouvernement pour organiser "les débats des deux prochaines semaines", d'ici la fin de la session.