Tour de France "machiste et polluant" : "Jeter l'opprobre sur une épreuve de but en blanc, c'est peut-être un peu facile", réagit un coureur

"Il y a beaucoup de femmes dans les équipes cyclistes qui n'ont pas forcément des rôles ingrats", réagit Marc Madiot, président de la Ligue de cyclisme professionnel, après les propos du maire EELV de Lyon Grégory Doucet sur le Tour de France.

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Radio France
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L'une des caravanes du Tour de France 2020, lors de la dixième étape. (BENOIT FELACE / MAXPPP)

Le cycliste de l'équipe Cofidis et actuel troisième au classement général du Tour de France, Guillaume Martin, a réagit jeudi 10 septembre aux propos du maire EELV de Lyon Grégory Doucet, qui trouve que le tour est "machiste et polluant", deux jours avant le passage du Tour de France dans sa ville samedi. Pour le coureur, "jeter l'opprobre sur une épreuve de but en blanc, c'est peut être un peu facile aussi".

"Je pense qu'intrinsèquement notre sport a une réflexion à faire par rapport à tout cela. Elle est en cours de route. Ce ne sont pas des choses qui se font en une journée", concède-t-il. "Jeter l'opprobre sur une épreuve de but en blanc, c'est peut-être un peu facile aussi."

Je pense que c'est mieux de travailler avec les organisateurs pour continuer à améliorer les choses parce que je pense que, à l'image de la société, la dynamique est bonne.

Guillaume Martin

à franceinfo

"Il y a beaucoup de femmes dans les équipes cyclistes qui n'ont pas forcément des rôles ingrats", assure de son côté Marc Madiot, le président de la Ligue de cyclisme professionnel et patron de la formation Groupama-FDJ, jeudi sur franceinfo. 

Le Tour de France n'est ni plus machiste ni plus polluant qu'un autre événement.

Marc Madiot

à franceinfo

"Moi, j'ai une proposition à faire au maire de Lyon. Quand on sera de retour à la vie normale, je l'invite à venir suivre une course avec moi. Il y a beaucoup de femmes dans les équipes cyclistes qui n'ont pas forcément des rôles ingrats, par exemple les attachées de presse", affirme-t-il.

"On est quand même une course d'hommes, donc elles ne vont pas courir avec nous", explique Marc Madiot, "mais il y a des équipes féminines, il y a des courses féminines, donc je pense que ce n'est pas un débat. Je ne comprends pas qu'il soit allé sur ce terrain-là."

Les propos du maire de Lyon ont fait beaucoup réagir notamment dans la sphère politique. Le délégué général de La République en Marche Stanislas Guérini trouve cette vision "trop idéologisée", tandis que le patron des députés Les Républicains Damien Abad appelle les élus EELV à "arrête[r] de stigmatiser bourgeoisement ce qui est une passion française".

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