Primaire d'EELV : Passage aux 32 heures, revenu universel... ce qu'il faut retenir du premier débat entre les candidats

Les quatre candidats à la primaire écologiste ont montré beaucoup de points d'accord mardi, pendant leur premier débat télévisé. Franceinfo passe en revue les principaux thèmes abordés.

Cécile Duflot, Karima Delli, Michèle Rivasi et Yannick Jadot ont participipé au premier débat dans le cadre de la primaire d\'Europe-Ecologie-Les-Verts, mardi 27 septembre.
Cécile Duflot, Karima Delli, Michèle Rivasi et Yannick Jadot ont participipé au premier débat dans le cadre de la primaire d'Europe-Ecologie-Les-Verts, mardi 27 septembre. (THOMAS SAMSON / AFP)

Quelques différences, mais surtout beaucoup de similitudes. Les quatre candidats à la primaire écologiste ont participé à leur premier débat télévisé, mardi 27 septembre. Cécile Duflot, ancienne ministre, a dirigé Europe Ecologie-Les Verts pendant plusieurs années. Ses trois adversaires, Karima Delli, Yannick Jadot et Michèle Rivasi, sont tous trois eurodéputés. Voici les principales thématiques abordées.

>> Qui sont les candidats à la primaire d'Europe Ecologie-Les Verts ?

La lutte contre le chômage

Les quatre candidats se sont accordés sur le programme d'Europe Ecologie-Les Verts : création d'emplois par la transition écologique, passage aux 32 heures et revenu universel de base. 

L'écologie

Sans surprise, les quatre candidats se sont accordés sur la sortie du nucléaire et contre le diesel. Karima Delli a estimé que "l'écologie, ce n'est pas un luxe pour les bobos mais une réponse aussi pour les classes populaires". 

La sécurité

Sur la sécurité et la lutte contre le terrorisme, thèmes sur lesquels on reproche volontiers aux écologistes d'être "naïfs", selon Yannick Jadot, les quatre candidats ont convenu de la nécessité d'une meilleure coopération européenne dans la police, le renseignement et la justice.

Ce sujet a aussi été l'occasion pour Yannick Jadot de réclamer plus de cohérence en politique étrangère : pour lui, il ne faut pas être "copain-copain avec l'Arabie saoudite et le Qatar, qui exportent une vision fascisante de la religion", même s'ils sont des clients de l'industrie de défense française, et même s'ils fournissent la France en pétrole.

La réforme des institutions

La question de la réforme des institutions a été l'occasion pour Karima Delli de souligner sa différence. "Tout à l'heure, Cécile [Duflot] a dit qu'on ajoute dans la Constitution le mot 'réchauffement climatique', ce n'est pas du tout le projet de société que j'ai envie de proposer."

Elle a plutôt plaidé pour une "Constitution participative" et la suppression du poste de Premier ministre, au profit d'un "vice-président chargé des Affaires européennes".

Cécile Duflot a défendu l'introduction du terme "climat" dans la Constitution, afin de "se doter d'un cap, et ce cap se décline dans des politiques publiques". De son côté, Yannick Jadot a proposé d'inscrire dans la Constitution la lutte contre les discriminations, notamment au travail.

La fiscalité

Sur la fiscalité, Cécile Duflot propose la "mise en œuvre du facteur 12 : on ne peut pas gagner plus en un mois que ce que d'autres gagnent en un an", afin de déboucher sur "une fiscalité très redistributive".

Karima Delli propose de taxer "jusqu'à 90% les plus riches" et d'en finir avec l'évasion fiscale.