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Discours de rigueur en clôture du campus UMP de Marseille

En clôture du campus d’été de l’UMP à Marseille, François Fillon a de nouveau exhorté les socialistes à changer d'attitude à propos de la règle d'or. Le Premier ministre a aussi défendu son plan de réduction des déficits, affirmant que rien n’était abandonné (allusion à une hausse possible de la TVA sur les parcs à thème) et que le temps était maintenant au débat parlementaire.
Article rédigé par franceinfo
Radio France
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  (Radio France © REUTERS / Jean-Paul Pelissier)

Le discours de clôture de François Fillon donne le ton de la campagne de la majorité pour la présidentielle. Le Premier ministre entend placer le problème de la dette et de la réduction des déficits au centre des préoccupations des partis.

  • la règle d’or

    François Fillon a ainsi mis en garde contre les promesses jugées inconsidérées des socialistes et les a une nouvelle fois exhorté à revoir leur position sur la règle d’or. Le Premier Ministre doit en effet recevoir dès cette semaine les formations politiques pour tenter de parvenir à un accord avant une éventuelle convocation du Congrès. L’idée étant d'inscrire dans la constitution, l'interdiction des déficits publics.

  • la réduction des déficits publics

    Le Premier ministre a également défendu son plan d’austérité. S’il s’est dit prêt à voir ce plan de réduction des déficits
    publics amendé, il exige que le volume global des efforts
    demandés et leur équilibre ne soient pas remis en cause.

    Allusion à peine voilée au bras de fer entre le sénateur Jean-Pierre Raffarin et le président Nicolas Sarkozy sur un projet d'augmentation de la TVA sur les droits d'entrée des parcs à thème.
    _ Jean-Pierre Raffarin, farouchement opposé à la mesure, a affirmé hier que le chef de l'Etat allait finalement renoncer à cette augmentation, qui devait rapporter à l'Etat 90
    millions d'euros, sur les 12 milliards prévus par le plan de
    rigueur de François Fillon en 2011 et 2012.

    "Rien n'est tabou et rien n'est abandonné" , a-t-il précisé en présence de Jean-Pierre Raffarin, assis au premier
    rang. "Le gouvernement est ouvert aux critiques et aux
    amendements, à condition qu'ils ne mettent pas en cause le
    volume des efforts ni leur équilibre."

    Et dans une pique à l'adresse de l'ancien Premier ministre, François Fillon a fait valoir que ce n'était pas en "empruntant les slogans de
    la gauche" que la majorité résoudrait les problèmes financiers
    du pays.

    Ce sera donc aux députés et aux sénateurs de trancher : "Le temps est maintenant au débat parlementaire" , a confirmé le Premier ministre.
    _ Dès mardi, le Parlement doit commencer l'examen de certaines mesures d'économies contenues dans le plan.

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