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Derniers chiffres du quinquennat : plus de 4,3 millions de chômeurs

Les derniers chiffres du chômage ont été publiés jeudi 26 avril : nouvelle hausse de 0,6%, pour le 11e mois consécutif et plus de 4,3 millions de demandeurs d'emplois. L'équipe de François Hollande parle d'un "échec majeur".
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Pôle Emploi (AFP)

Les derniers chiffres du chômage ont été publiés jeudi 26 avril : nouvelle hausse de 0,6%, pour le 11e mois consécutif et plus de 4,3 millions de demandeurs d'emplois. L'équipe de François Hollande parle d'un "échec majeur".

Nicolas Sarkozy avait promis en 2007 de faire passer à 5 % le taux de chômage, il frôlera bientôt les 10 %.

Les derniers chiffres sont tombés jeudi 26 avril : le nombre de demandeurs d'emploi sans activité en France métropolitaine a progressé en mars pour le onzième mois consécutif pour atteindre 2,884 millions de personnes, soit 16 600 de plus qu'en février (+0,6 %), selon le ministère du Travail.

En incluant les personnes exerçant une activité réduite, ce sont désormais 4,309 millions de personnes qui cherchent un travail, soit une hausse de 30.700 demandeurs d'emploi (+0,7 %).

L'équipe de campagne de François Hollande a réagi en parlant d'"échec majeur". Martine Aubry, elle, a publié un communiqué intitulé : "M. Sarkozy, plus que jamais le candidat du vrai chômage !"

La barre des 5 millions franchie cet été ?

Avec les plans sociaux retardés pour cause de présidentielle et une croissance à la traîne, le pire serait à venir.

"Aucune bonne nouvelle n'est à espérer sur le front du chômage cette année", avait déclaré fin mars à Reuters Alexandre Mirlicourtois, directeur des études du cabinet économique Xerfi. Toutes catégories confondues, "la barre des 5 millions sera franchie en juin ou juillet", car les perspectives sont mauvaises.

Les entreprises risquent non seulement de ne plus embaucher mais d'ajuster leurs effectifs en se séparant désormais de personnes en contrat à durée indéterminée.

Selon l'Insee, le taux de chômage pourrait atteindre 9,7% en métropole fin juin et 10,1% sur la totalité du territoire, contre 9,4 % et 9,8 % fin 2011.

Le chômage éclipsera-t-il les autres thèmes mis en avant ?

Eclipsé par d'autres sujets qui vont des dernières piques de l'UMP Lionnel Luca à la polémique lancée par le camp Sarkozy sur Tariq Ramadan, le chômage reste le premier sujet de préoccupation des électeurs et le premier déterminant de leur choix, selon plusieurs sondages.

Même si l'électorat frontiste place la lutte contre l'immigration clandestine (50 %) juste devant celle contre le chômage (46 %), les scores du FN montrent une corrélation.

Une corrélation entre vote FN et taux de chômage

Ainsi, dans 34 des 55 départements où Marine Le Pen a réalisé un score supérieur à 17,9 % (moyenne du FN), le taux de chômage était supérieur à sa moyenne (9,4%) du 4e trimestre 2011, en métropole.

En proposant notamment un coup de pouce aux bas-salaires et la priorité des offres d'emploi aux Français, "Marine Le Pen a su s'adresser aux gens de la précarité - chômeurs, personnes aux minima sociaux, ouvriers et employés au bas de l'échelle - avec un langage accessible", observe Janine Mossuz-Lavau, directrice de recherche au Cevipof (centre de recherche de Sciences-Po).

La candidate du Front national a séduit 35 % des ouvriers, contre 25 % pour François Hollande, 15 % pour Nicolas Sarkozy, selon TNS-Sofres.

Une question relativement éludée pendant la campagne

Depuis les années 80, les campagnes électorales ont vu se multiplier des promesses sur l'emploi, rarement suivies d'effet à la hauteur des attentes. La question a été relativement peu abordée dans cette campagne, dans un climat de scepticisme généralisé.

Contre le chômage, qu'ont promis les deux candidats en lice ? Le chef de l'Etat sortant, qui laisse un bilan négatif, a promis des accords "compétitivité-emploi" permettant d'annualiser le temps de travail, l'allègement de charges sociales et une hausse de la TVA.

Au-delà du contrat de génération et des emplois aidés, le candidat du PS essaiera surtout, a-t-il répété, d'infléchir l'austérité qui précipité plusieurs pays d'Europe dans la crise et de relancer la croissance en Union européenne en finançant via des eurobonds des grands projets d'infrastructure. Il a promis aussi une banque publique d'investissement et un soutien des PME.

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