Départementales : 50,6% de participation, en hausse de 7 points

A la fermeture des bureaux de vote dimanche soir, le taux de participation aux élections départementales était estimé à 50,6%, contre 44% en il y a quatre ans. L’abstention atteindrait 49,4% selon Ipsos.

(Elections départementales : 18,02% de participation à midi © MaxPPP)

Selon l’institut Ipsos, partenaire de France Info, le taux de participation au niveau national était estimé à 20h12 à 50,6%. C’est presque 7 points de plus qu’en 2011. Il y a quatre ans, la participation définitive avoisinait 44%. Avec de fortes disparités cependant. Si en Corrèze la participation a atteint un record de 61,4%, en Seine-Saint-Denis, moins d'un électeur sur trois s'est déplacé aux urnes.

Cette hausse de la participation peut trouver une explication dans le nouveau mode de scrutin et le redécoupage électoral. En 2011, on ne votait que dans la moitié des cantons. Le manque d’enjeu local de ces élections a pu lui aussi susciter chez les électeurs une envie d’exprimer un vote national. "Il y a des facteurs de mobilisation de l'électorat, notamment le fait que ce scrutin apparaît dans une dimension nationale beaucoup plus que locale. Ce qui favorise une dynamique de mobilisation chez les électeurs ", explique Etienne Mercier, de l’Institut de sondage Ipsos.

"Plusieurs raisons expliquent cette hausse de la participation, dont la nationalisation du scrutin" (Etienne Mercier)
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Le Premier ministre Manuel Valls s’est félicité dimanche soir que les Français aient voté "plus que prévu ". "Aujourd’hui, un électeur sur deux est allé voter, c’est plus que prévu et je m’en réjouis", a déclaré le Premier ministre après l’annonce des premiers résultats des élections départementales. "Mais trop de Français ont fait le choix de ne pas se déplacer aux urnes ", a-t-il poursuivi. "J’appelle tous les électeurs à aller voter dimanche prochain. J’appelle une mobilisation puissante et massive pour le second tour ", a-t-il dit.

Au total, 43 millions d'électeurs étaient appelés aux pour ce premier tour des élections départementales, un scrutin aux règles nouvelles dans la France entière. On ne votait ni à Paris ni à Lyon, où les fonctions des conseils départementaux sont exercées par d'autres organes. Une partie des départements d’outre-mer n'étaient pas concernés non plus par ce scrutin.