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Dans une interview au Point, Gérard Longuet a appelé à critiquer le FN "sur le fond"

Gérard Longuet a estimé dans un entretien au Point jeudi 5 juillet que "l'UMP semble parfois se construire sans ligne directrice". Une manière pour lui de revenir sur les rapports UMP-FN après la polémique lancée durant l’entre-deux-tours.
Article rédigé par Francetv 2012
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min
Gérard Longuet, aux côtés de François Fillon et Roselyne Bachelot (AFP PHOTO MARTIN BUREAU)

Gérard Longuet a estimé dans un entretien au Point jeudi 5 juillet que "l'UMP semble parfois se construire sans ligne directrice". Une manière pour lui de revenir sur les rapports UMP-FN après la polémique lancée durant l'entre-deux-tours.

L'ancien ministre de la défense Gérard Longuet, qui avait déclenché une polémique en qualifiant Marine Le Pen d'"interlocuteur" durant l'entre-deux-tours, est revenu dans une interview accordée au Point jeudi sur les rapports que l'UMP devrait entretenir avec le FN, à ses yeux. Extraits.

Le sénateur de la Meuse, qui s'apprête à lancer, notamment avec Luc Chatel, "La droite moderne" au sein de l'UMP, explique que ce nouveau mouvement apportera "des idées et de la cohérence".

"L'UMP semble parfois se construire sans ligne directrice. Prenez l'exemple de la dépendance (...) L'UMP propose d'en faire une cinquième branche de la Sécurité sociale. Pour nous, il faudra avant tout fournir des efforts personnels en s'appuyant sur l'épargne et la famille", déclare M. Longuet.

L'UMP coincé entre le centre et l'extrême droite ?

Selon lui, "pendant la campagne présidentielle, le parti n'a pas réussi à se faire entendre sur les sujets importants. Il faut que nous nous demandions à quoi sert un parti politique quand le président de la République en est issu".

L'ancien ministre estime que "nos réserves de voix se situent à la fois sur notre gauche et sur notre droite" et qu'"en 2012, nous avions d'un côté un François Bayrou trop faible et de l'autre une Marine Le Pen trop forte".

Une "double évolution (...) d'autant plus problématique que la probabilité que le PS, encadré par les réalités européennes, se comporte de façon totalement délirante est assez faible", selon lui.

"Les modérés n'ont donc plus peur des socialistes, alors que le vote FN suscite le rejet, pour des raisons de société et d'image", affirme M. Longuet.

Appel à critiquer le FN "sur le fond"

Durant l'entre-deux-tours de la présidentielle, et dans un entretien à Minute, Gérard Longuet avait déclenché une polémique en qualifiant Marine Le Pen d'"interlocuteur", contrairement à son père Jean-Marie Le Pen.

"Si l'UMP donne au FN des raisons de voter pour elle, elle perdra à gauche ce qu'elle gagnera à droite", analyse-t-il dans l'hebdomadaire Le Point paru jeudi, en appelant à "critiquer" le FN "sur le fond".

"C'est la différence entre une critique de gauche, qui se veut morale, et une critique de droite. Il ne sert à rien de dire ‘c'est le mal', il faut expliquer pourquoi les solutions qu'il propose ne marchent pas. C'est aussi une façon de montrer de la considération pour les électeurs du FN", ajoute-t-il.

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