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Contrôle accru pour les loueurs de meublés de tourisme

Les députés ont voté ce jeudi à un amendement pour mieux contrôler la location de meublés de tourisme. Un secteur qui se développe beaucoup sur Internet et qui inquiète les professionnels du tourisme. Le texte vise surtout à mieux contrôler ceux qui profitent du système pour en faire un commerce.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
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  (airbnb Autre)

Les députés ont adopté jeudi un amendement à
l'Assemblée nationale afin de mieux contrôler la location de meublés de tourisme. Il s'agit en fait de limiter les dérives liées aux plate-formes de locations de meublés entre particuliers. 

Le texte ne vise pas les loueurs-propriétaires qui
peuvent tirer "un complément de revenus ", d'après Cécile Duflot, mais ceux
qui profitent du système pour développer un véritable commerce.

Que dit le texte de l'amendement ?

Tout intermédiaire
rémunéré, notamment par la mise à disposition d'une plate-forme numérique, pour
la mise en location d'un meublé de tourisme devra informer le loueur des
obligations légales de déclaration ou d'autorisation préalables et obtenir de
ce loueur, avant la location du bien, une déclaration sur l'honneur attestant
du respect de ces obligations.

Concurrence aux hôtels et pression sur les loyers

Les sites Internet de location entre particuliers connaissent
un véritable essor depuis quelques mois... au grand dam des professionnels du
tourisme. En juin dernier, l'Américain Airbnb a ainsi annoncé que ses services
avaient généré 185 millions d'euros sur un an à Paris grâce à des clients qui
restent plus longtemps et dépensent plus que ceux des hôtels traditionnels.

D'après la ministre du Logement, ces sites de locations
peuvent poser "un problème pour les territoires où la pression sur les
loyers est déjà forte et où une partie du parc locatif peut s'échapper vers le
tourisme
". 

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