Christian Estrosi : "On ne peut pas faire la guerre avec la législation de la paix"

Christian Estrosi, député-maire Les Républicains de Nice, réagit aux attentats et aux déclarations du gouvernement. "Nous sommes en guerre", a notamment déclaré Manuel Valls après les tueries à Paris et aux abords du Stade de France.

(Christian Estrosi, député-maire Les républicains de Nice © Maxppp)

 "La France n’est pas en guerre depuis le drame de vendredi soir, cette horreur. Elle est en guerre depuis bien longtemps. Et lorsque la France est en guerre, durant la guerre, on livre bataille. Et cette bataille, on ne l'a pas livrée pour éviter le drame de vendredi ", estime Christian Estrosi, invité de France Info ce lundi matin. 

 

"Je n’ai pas le sentiment de m’être trompé. Que n’ai-je entendu  lorsque je dénonçais une cinquième colonne au mois de janvier dernier. C’était pour moi le moyen de dénoncer le fait que nous avions des groupes terroristes prêts à agir à tout instant. Que n'ai-je entendu ces dernières semaines lorsque depuis notamment la tentative d'attentat  du Thalys il y a plus de deux mois maintenant, j'ai proposé que tous ceux qui sont fichés S dans notre pays, 10.500 personnes, portent a minima un bracelet électronique. Ce sont des choses qui ont été dites, que j’ai proposées et pour lesquelles on a préféré me caricaturer, et aujourd’hui je vois que tout le monde le reprend à son compte. Donc tant mieux, c’est une page qui se tourne, soyons unis sur ces propositions et mettons-les réellement en œuvre", poursuit le député-maire Les Républicains de Nice.

L'unité nationale, elle, ne se décrète pas, elle se construit 

 

"Je réponds à Manuel Valls, oui à l’unité nationale, si l’opposition est entendue.  L’unité nationale elle ne se décrète pas, elle se construit. L’état d’urgence va être utile pour que nous puissions prendre des mesures immédiates. Si c’est oui, alors oui  il y a l’unité nationale autour de l’état d’urgence. Mais je le dis très clairement, on ne peut pas faire la guerre avec la législation de la paix. Il doit y avoir aujourd’hui des mesures d’exceptions qui sont préventives de liberté", dit-il.

Christian Estrosi était l'invité de l'édition spéciale de France info lundi 16 novembre. Il répond à Fabienne Sintès et Jean-François Achilli
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