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Chômage : François Hollande a "perdu son pari"

REACTIONS | L'analyse optimiste des mauvais chiffres du chômage du mois de novembre a suscité de nombreux commentaires ce jeudi. Pour beaucoup, l'inversion de la courbe du chômage promise par François Hollande n'a pas eu lieu. Mais le président de la République ne veut pas l'admettre et "tord" les chiffres pour ne pas l'avouer.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
  (Benoit Tessier Reuters)

Il avait promis l'inversion
de la courbe du chômage avant la fin de l'année 2013 et puisque les chiffres du
mois de novembre disent le contraire (+0,5% pour la catégorie A)
, François Hollande les analyse par trimestre en
regroupant les catégories A, B et C (et donc en prenant en compte les chômeurs qui
travaillent un peu). Et vu comme ça, le chiffre est meilleur (-0,1%). Le chef
de l'Etat l'a donc affirmé de jeudi dans un communiqué : "l 'inversion de la courbe du chômage, sur laquelle je me suis
engagé, est bien amorcée"
. Petit tour des réactions politiques à
cette analyse pleine d'optimisme.

►►► A LIRE Chômage en hausse mais inversion "amorcée" selon
François Hollande
 

Au sein de la majorité, les analyses divergent. Un député
socialiste joint par France Info explique : "Ce n'est pas encore l'inversion
mais on observe un aplatissement de la courbe
". Il assure que fin
décembre, grâce aux emplois saisonniers, la courbe va à nouveau baisser.

François Rebsamen, le président du groupe socialiste
au Sénat, écrit quant à lui dans un communiqué que l'inversion de la courbe
est "à notre portée " car "l'examen
attentif sur plusieurs mois des statistiques de demandeurs d'emploi rapporté
aux chiffres de novembre qui affichent une très légère hausse, confirme que la
progression mensuelle, inéluctable du chômage est enfin stoppée
".

"Alors que la maison brûle, on
commente la hauteur des flammes"(François Delapierre, Parti de gauche)

Pour François Delapierre,
secrétaire national du Parti de gauche, le gouvernement n'a pas réussi le pari
de l'inversion de la courbe, mais celui "de l'opération de communication ".
Chaque mois, note-t-il, "alors que la maison brûle, on va commenter la
hauteur des flammes en disant 'ça stagne, ça diminue un petit peu, ça augmente
un petit peu', et quelque part cela dissimule la réalité"
.

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