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Borloo nie tout projet d'alliance avec le FN

Jean-Louis Borloo serait-il prêt à s'allier avec le Front national ? C'est en tout cas ce qu'il aurait déclaré en 1993 dans une interview au journal Minute, une interview exhumée par L'Express. L'intéressé, lui, nie en bloc.
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Jean-Louis Borloo lors d'une conférence de presse à Paris (archives) (AFP - Bertrand GUAY)

Jean-Louis Borloo serait-il prêt à s'allier avec le Front national ? C'est en tout cas ce qu'il aurait déclaré en 1993 dans une interview au journal Minute, une interview exhumée par L'Express. L'intéressé, lui, nie en bloc.

C'est une "boule puante", s'indignent des proches de Jean-Louis Borloo. Après la révélation par L'Express d'une interview parue en 1993 dans le journal Minute dans laquelle il se disait favorable à une alliance avec le Front national, le candidat centriste s'est empressé de réagir auprès de Libération.fr, évoquant une "histoire psychédélique" : "J'ai toujours refusé une telle alliance, et avec une tranquillité absolue !", affirme-t-il.

"En 1992, j'ai renoncé à être président de la région Nord-Pas-de-Calais pour ne pas être élu avec les voix du Front national! Alors que toutes les radios annonçaient déjà mon élection ", explique l'ancien ministre de l'Ecologie. "Il n'y a pas une personne qui n'ait été d'une clarté aussi totale que moi sur ce sujet !", ajoute-t-il.

Et Jean-Louis Borloo va jusqu'à jurer sur sa famille : "Sur la tête de mes enfants, de ce que j'ai de plus cher, j'ai découvert ce truc il y a deux mois, dans le journal Valeurs Actuelles". Une affirmation fausse dans la mesure où il avait déjà évoqué cette interview de Minute en 2000 sur le plateau de Thierry Ardisson, comme l'a montré L'Express avec cette vidéo.

Le candidat centriste se montre serein. "Je ne vais pas réagir vingt ans après. Mais le problème des boules puantes, c'est qu'elles finissent par empester la pièce", remarque-t-il. Et de conclure : "Je veux juste rappeler que je suis le premier homme politique élu président d'un exécutif régional à y avoir renoncé parce que j'avais bénéficié d'une voix du Front national".

Fin juin, lorsque Jean-Louis Borloo a déclaré se préparer pour une candidature à la présidentielle, il a présenté "l'Alliance républicaine, écologiste et sociale" comme "la force anti-FN".

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