Emmanuel Macron : sa stratégie face aux ralliements

Alors qu'Alain Juppé a fait savoir ce vendredi 10 mars qu'il donnait son parrainage à François Fillon, c'est justement à Bordeaux (Gironde) qu'Emmanuel Macron poursuivait ce matin sa campagne. La question qu'il se pose désormais : quelle place donner à tous les nouveaux convaincus qui le rejoignent ?

France 2
À Bordeaux (Gironde) ce vendredi 10 mars, Emmanuel Macron est venu parler apprentissage, mais il est rattrapé par l'actualité. D'abord celle de témoignages énamourés de classiques socialistes, des preuves d'amour un peu étouffantes. "Que des hommes et des femmes disent 'Je le soutiens', ne signifie pas, ni qu'ils auront une investiture aux législatives, ni qu'ils seront membres d'un gouvernement", a déclaré le candidat d'"En marche !". Pourtant hier soir à Talence (Gironde), il flattait clairement la droite. Fini le "ni-ni", Emmanuel Macron se dit désormait "et-et", et de droite et de gauche.

La galaxie Macron multicolore politiquement 

Il souhaite engranger des soutiens à doses homéopathiques pour ne pas trop pencher d'un côté de l'échiquier. Cette semaine, il s'est félicité des soutiens personnels de Bertrand Delanoë et Robert Hue et du soutien potentiel de Jean-Yves Le Drian. "Il est du côté gauche de ceux qui viennent à nous, mais c'est tout à fait normal, ils ne peuvent plus trouver la lumière dans le projet Hamon", explique un militant. La galaxie Macron est aujourd'hui multicolore politiquement. Un grand écart d'Alain Madelin à François de Rugy.

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Les ministres qui seraient prêts à rejoindre Emmanuel Macron plutôt que de soutenir Benoît Hamon, ne seront pas si nombreux. C'est ce que pense un ministre qui soutient le vainqueur de la primaire à gauche.  (MAXPPP)