Bayrou veut interdire les dons de particuliers aux partis politiques

Le candidat du MoDem estime qu'il existe "un champ d'inquiétude et de suspicion très grand sur le financement" de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.

François Bayrou, le candidat du MoDem à la présidentielle, lors d\'un meeting à Perpignan (Pyrénées Orientales) le 29 mars 2012.
François Bayrou, le candidat du MoDem à la présidentielle, lors d'un meeting à Perpignan (Pyrénées Orientales) le 29 mars 2012. (BERTRAND LANGLOIS / AFP)

En pleine polémique sur un éventuel financement de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy par la famille Bettencourt, François Bayrou fait des propositions. Le candidat du Modem à la présidentielle s'est prononcé samedi 31 mars pour un changement "sévère" de la loi sur le financement des campagnes présidentielles.

"Je souhaite qu'on ait un financement public intégral pour tous les candidats qui dépasseront 5% au premier tour avec une interdiction des dons des particuliers", a expliqué François Bayrou depuis Bastia, en Corse.

Un plafonnement à 10 millions d'euros

"Je propose également un plafonnement sévère à 10 millions contre le double aujourd'hui des dépenses de campagne, ce qui permettra de remettre de l'égalité entre les candidats", a-t-il ajouté.

Interrogé sur le maintien en détention de Patrice de Maistre, ex-conseiller financier de Liliane Bettencourt, François Bayrou a estimé que la décision de la cour d'appel de Bordeaux ouvrait "un champ d'inquiétude et de suspicion très grand sur le financement de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy".

Suppression des "micros-partis"

"J'imagine que la cour s'est prononcée sur des éléments précis. En tout cas, il faut sortir de ces suspicions qui jettent une ombre sur la manière dont la démocratie française fonctionne", a-t-il ajouté rappelant avoir déjà proposé l'organisation d'un référendum sur la moralisation de la vie publique avec la suppression "des micro-partis qui ne sont pas autre chose qu'une manière de tourner la loi".

Et d'insister : "C'est la raison pour laquelle je propose que l'on sorte de tout cela par des décisions nouvelles et tranchées."