Banlieues : la détresse des maires

Dans les quartiers à l'abandon frappés par des coupes budgétaires et le gel des emplois aidés, les maires de ces villes défavorisées sont à bout de nerfs, au point de jeter l'éponge.

France 3

C'est un élu emblématique, un homme qui a jeté l'éponge après 17 années passées à la tête de sa commune. Pour lui l'État ne remplit plus son devoir de sécurité dans les quartiers. "En 2001, j'avais 113 effectifs de police à Sevran, aujourd'hui on est 80", explique Stéphane Gatignon, maire démissionnaire de Sevran (Seine-Saint-Denis). Cet autre élu était à la tête d'une commune jadis prospère et ouvrière. Elle affiche aujourd'hui un taux de chômage élevé. 

Un manque de moyens

Marc Vuillemot est élu de La Seyne-sur-Mer (Var). Une autre élue dénonce une désertification des services publics. Pourtant, ses administrés paient autant d'impôts que les autres. "Moi je me souviens quand La Poste a voulu quitter le territoire. C'est un combat de tous les jours", s'indigne Catherine Arenou, maire de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines). Philippe Rio, maire de Grigny (Essonne), juge quant à lui que l'école manque de moyens.

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L\'ex maire de Seine-Saint-Denis, Séphane Gatignon, à Paris, le 26 mars 2016.
L'ex maire de Seine-Saint-Denis, Séphane Gatignon, à Paris, le 26 mars 2016. (MIGUEL MEDINA / AFP)