Après les régionales, les finances des Verts dans le rouge

Après ses mauvais résultats aux élections régionales, Europe Ecologie - Les Verts fait face à de grandes difficultés financières. Il passe de 263 à 65 élus régionaux sur toute la France. Au moment où Cécile Duflot appelle François Hollande à construire une "coalition de transformation" dans le parti, on fait les comptes. Et les lendemains qui chantent, ce n'est pas pour tout de suite.

(Emmanuelle Cosse et Cécile Duflot ©maxPPP)

La défaite aux régionales a des effets concrets et immédiats. Les finances des Verts sont dans le rouge. Le numéro deux d'Europe Ecologie - Les Verts, David Cormand, n'est pas réélu en Normandie. Depuis dimanche, il est au chômage. Ils sont quasiment 200, comme lui, à faire leurs cartons. Cela représente 500.000 euros de cotisations en moins par an, sans compter les collaborateurs remerciés, une cinquantaine.

"S’il vous plait, faites un don, au moins un petit geste…"

EELV est devenue une espèce en voie de disparition : plus personne dans le Grand Est, en Bretagne, en PACA… Pire, en Bourgogne-Franche-Comté, la campagne ne sera pas remboursée, faute d'avoir atteint la barre des cinq pourcents. Catastrophe aussi en Nord-Pas-de-Calais-Picardie : il faut trouver 350.000 euros avant la fin de l'année, explique l'ancienne tête de liste Sandrine Rousseau : "J’invite tous ceux qui ont mis un bulletin pour nous, à faire un don pour cette campagne. Il suffirait que chaque électeur mette 4,50€, ce n’est pas grand-chose ! S’il vous plait, faites un don, au moins un petit geste… "

400.000 euros par an, le coût de la dissidence

Des finances dans le rouge, donc. Le siège, à Paris, attend toujours un acheteur. Les défaites successives ont fait mal au portefeuille, la dissidence aussi. Huit parlementaires ont claqué la porte. En cotisations et subventions, c'est un manque à gagner de 400.000 euros par an.

Un appel aux dons sera bientôt lancé au niveau national. Au même moment, Cécile Duflot tend la main à François Hollande, mais "attention", précise un dirigeant, "ça n'a rien à avoir avec les finances du parti, elle n'est pas en train de négocier, les convictions d'abord. " Et de conclure : "Chez les écolos, la vie frugale, on connaît. "