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Après l’agression d’Audrey Pulvar et Arnaud Montebourg, le FN mis en cause se défend

Mercredi 29 février, la classe politique a condamné l’agression d’Audrey Pulvar et d’Arnaud Montebourg. "Le FN ne sera jamais un parti comme les autres", selon Claude Bartolone. Une "provocation" destinée à "ternir sa campagne", répond Marine Le Pen.
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Arnaud Montebourg dans le Poitou, le 16 février 2012 (ALAIN JOCARD / AFP)

Mercredi 29 février, la classe politique a condamné l'agression d'Audrey Pulvar et d'Arnaud Montebourg. "Le FN ne sera jamais un parti comme les autres", selon Claude Bartolone. Une "provocation" destinée à "ternir sa campagne", répond Marine Le Pen.

Invitée de la matinale d'Europe 1 ce mercredi 29 février, Marine Le Pen a d'abord logiquement condamné l'agression dont ont été victimes Audrey Pulvar et son compagnon, le ténor socialiste Arnaud Montebourg. Mais la leader frontiste a ensuite fustigé "les accusations très graves de Madame Pulvar".

Les agresseurs, se revendiquant de l'extrême-droite, seraient, selon la candidate du Front national, "un groupe de supporters de foot probablement lié au PSG, dont on connaît la radicalité" et qui "n'a strictement rien à voir avec le FN".

Marine le Pen accuse

Et Marine Le Pen de dénoncer une "provocation" destinée à "ternir sa campagne". L'affaire "est utilisée de manière absolument scandaleuse et indigne par Mme Pulvar qui sort totalement de son rôle de journaliste, et son compagnon M. Montebourg", a accusé l'eurodéputée.

L'ancien candidat à la primaire socialiste, interrogé par l'AFP, a déclaré que cet événement témoignait "d'un climat de libération d'une parole raciste et à connotation fascisante dans le parti de Mme Le Pen".

La classe politique a vivement réagi à cette affaire. Notamment sur le réseau social Twitter dans un premier temps. "Toute ma sympathie à mon collègue Arnaud Montebourg et à sa compagne", . "Soutien à Audrey Pulvar et Arnaud Montebourg après les agressions honteuses de voyous minables", , ancien du Front national.

Bartolone : "le FN ne sera jamais un parti comme un autre"

Au cours de son point presse hebdomadaire, Jean-François Copé, patron de l'UMP, a condamné mercredi "avec la plus grande force" cette agression. François Hollande, lui, a jugé "inadmissible d'attaquer une personne pour ses idées et en plus de le faire lâchement avec des cris, des insultes, des jets de verres et en plus avec des propos limite antisémites ou racistes".

Pour Claude Bartolone, le Front national est en cause. Même indirectement. "L'odieuse agression est bien la preuve que la bête immonde bouge encore. Et que le FN ne sera jamais un parti politique comme un autre", a lâché le député socialiste, rejoint par SOS Racisme.

Dans un communiqué, l'association va plus loin et rappelle qu'elle "alerte depuis des mois sur les dangers de la stratégie de banalisation enclenchée par le Front National qui reste le parti de la haine, ayant une responsabilité morale et politique dans le climat délétère de notre pays, abîmant sournoisement les fondations du pacte républicain et du vivre ensemble".

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