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Après l'opération de Greenpeace, M. Fillon fustige ceux qui préfèrent rester "à l'écart" du progrès

Alors que des militants de l'organisation Greenpeace avaient lancé des opérations "coup de poing" dans plusieurs centrales nucléaires le matin, François Fillon a dénoncé, lundi 5 décembre, dans l'après-midi, ceux qui restent "à l'écart" du progrès.
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François Fillon à la Sorbonne le 5 Décembre 2011 (FranceTV)

Alors que des militants de l'organisation Greenpeace avaient lancé des opérations "coup de poing" dans plusieurs centrales nucléaires le matin, François Fillon a dénoncé, lundi 5 décembre, dans l'après-midi, ceux qui restent "à l'écart" du progrès.

Réponse du berger à la bergère ? François Fillon a une nouvelle fois fustigé lundi, sans les nommer, ceux qui "préfèrent le retrait à l'écart de la modernité et la peur" après des catastrophes "comme celle que nous avons connue" dans la centrale nucléaire de Fukushima (Japon).

Le premier ministre remettait à La Sorbonne des prix de la Chancellerie des universités de Paris à 42 thésards sélectionnés par des jurys. Cette cérémonie se déroulait quelques heures après l'opération menée par des militants de l'organisation écologiste Greenpeace qui avaient réussi à s'introduire, vers 6 heures, dans la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (Aube).

Nicolas Sarkozy a qualifié cette action d'"assez irresponsable". Le président de la République a assuré que "la totalité des audits" sur la sûreté nucléaire seraient publiés car "la transparence, nous la devons aux Français".

Pour sa part, le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, a reconnu des "défaillances dans notre dispositif" de sécurité, après l'intrusion des militants de Greenpeace. Le ministre de l'Industrie et de l'Energie, Eric Besson, a réclamé une "enquête approfondie" à ses services.

L'idée de progrès contestée

Sur France Info, lundi matin, M. Besson avait évoqué la possibilité de "dysfonctionnements" dans le système de sécurité des centrales. En réponse, des responsables d'EDF avaient assuré qu'il n'y avait eu "aucun dysfonctionnement" et que les équipes de surveillance du site avaient réagi de manière appropriée à l'intrusion.

A La Sorbonne, le chef du gouvernement a pris de la hauteur pour déclarer : "Il y a aujourd'hui un besoin de recherche plus fort que jamais. Alors que le monde se transforme de manière chaque jour plus rapide, plus surprenante, notre nation a un impérieux besoin des lumières que vos travaux jettent sur ce qui nous entoure".

Selon M. Fillon, "l'idée de progrès, qui a porté l'élan de générations successives vers un monde meilleur, qui a élevé notre humanité, semble contestée aujourd'hui". "Certains lui préfèrent le retrait à l'écart de la modernité et la peur, parce que des catastrophes qui peuvent être évitées surviennent malheureusement parfois, comme celle que nous avons connue au Japon" en mars, a-t-il ajouté M. Fillon.

Il y a quelques jours, le premier ministre avait dénoncé le volet nucléaire de l'accord entre le PS et Euroe Ecologie-Les Verts.

Un extrait du discours du Premier ministre

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