Affaire des écoutes de Nicolas Sarkozy : la justice annule des convocations et auditions de l'ancien président et de son avocat

La cour d'appel de Paris s'est prononcé sur des recours déposés par Nicolas Sarkozy et Thierry Herzog dans l'enquête où ils sont mis en examen pour des soupçons de corruption du magistrat Gilbert Azibert.

Nicolas Sarkozy, le 20 février 2016 au Parc des Princes à Paris. 
Nicolas Sarkozy, le 20 février 2016 au Parc des Princes à Paris.  (THOMAS SAMSON / AFP)

La justice a annulé des actes de l'enquête qui vaut à Nicolas Sarkozy et à son avocat Thierry Herzog d'être mis en examen pour des soupçons de corruption d'un magistrat, Gilbert Azibert. Leurs avocats l'ont annoncé, lundi 9 mai.

De nouvelles convocations ?

La cour d'appel de Paris a notamment annulé les convocations et les auditions de Nicolas Sarkozy et de Thierry Herzog en octobre et novembre 2015, durant lesquelles ils n'avaient pas répondu aux questions des juges, ont déclaré Jacqueline Laffont, Pierre Haïk et Philippe Dehapiot. A leurs yeux, cela rend obligatoire de nouvelles convocations, alors que les juges d'instruction avaient clos leurs investigations en février.

Cette fin de l'enquête fait planer la menace d'un renvoi en procès pour l'ancien chef de l'État, qui s'apprête à disputer dans quelques mois la primaire présidentielle de son camp. Mais de nouveaux interrogatoires retarderaient cette éventuelle échéance.

Sarkozy et Herzog mis en examen depuis juillet 2014

La Cour de cassation avait validé, mardi 22 mars, les écoutes téléphoniques dont ont fait l'objet Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog. Dans cette affaire, l'ancien président est mis en examen depuis juillet 2014 pour "recel de violation du secret professionnel, corruption active et trafic d'influence actif".

Il est soupçonné, avec le concours de son avocat (également mis en examen), d'avoir tenté d'influencer une décision de justice le concernant dans l'affaire Bettencourt, via un haut magistrat de la Cour de cassation, Gilbert Azibert. En échange de ses services, Nicolas Sarkozy lui aurait promis d'user de son influence pour lui obtenir un poste de prestige à Monaco. Il nie les faits.