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Exil fiscal en Suisse : "l'ensemble de l'échiquier politique est concerné"

Interrogé par France Inter, Pierre Condamin-Gerbier, ancien associé-gérant de la banque Reyl, revient sur "un secret de polichinelle". 

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France Télévisions
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L'entrée de la banque Reyl, au cœur de l'affaire Cahuzac, à Genève (Suisse), le 8 avril 2013. (FABRICE COFFRINI / AFP)

"Il y a des Cahuzac à droite, il y a d’autres Cahuzac à gauche. Il y a des Cahuzac sur l’ensemble de l’échiquier politique." Interviewé par France inter, jeudi 23 mai, Pierre Condamin-Gerbier, ancien associé-gérant de la banque Reyl et entendu trois fois par les enquêteurs dans le cadre de l'affaire Cahuzac, n'hésite pas. 

S'il affirme qu'il n'a "donné aucun nom aux enquêteurs et aux juges d’instruction", l'homme, dénonce "un secret de polichinelle". "Ce n’est pas juste le mensonge d’un homme. C’est le mensonge d’un système", résume-t-il. Et d'évoquer également des financements politiques : "Il y a des Cahuzac qui sont liés non pas simplement à un 'simple' enrichissement personnel, mais il y a aussi des Cahuzac qui ont été utilisés par des systèmes, par des partis, par des réseaux."

"Si la justice va jusqu'au bout, cette affaire peut aller très loin", promet l'ancien banquier et ex-responsable de la délégation UMP en Suisse en 2007 et 2008, qui dit avoir reçu des menaces depuis qu'il est sorti de l'ombre. 

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