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Jouyet admet que Fillon lui a parlé des affaires Sarkozy

Après avoir démenti, le secrétaire général de l'Elysée revient sur ses déclarations.

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France Télévisions
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Jean-Pierre Jouyet à Lyon, le 18 octobre 2012. (JEFF PACHOUD / AFP)

Après avoir démenti, le secrétaire général de l'Elysée revient sur ses déclarations. Jean-Pierre Jouyet admet que François Fillon lui a parlé de Bygmalion et des pénalités de la campagne de Sarkozy, selon une information de l'AFP, dimanche 9 novembre.

"François Fillon m'a fait part de sa grave préoccupation concernant l'affaire Bygmalion. Il s'en est déclaré profondément choqué (...) Il a également soulevé la question de la régularité du paiement des pénalités payées par l'UMP pour le dépassement des dépenses autorisées dans le cadre de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy", a expliqué Jean-Pierre Jouyet. Il avait démenti jeudi toute intervention de l'ex-Premier ministre auprès de lui concernant les affaires judiciaires de Nicolas Sarkozy.

Le secrétaire général de l'Elysée, Jean-Pierre Jouyet, a par ailleurs souligné que depuis 2012 et l'élection de François Hollande, "il n'y a plus aucune intervention de la présidence de la République dans une affaire judiciaire"Il a précisé avoir dit, lors d'un déjeuner en juin dernier avec François Fillon, qui évoquait les pénalités pour la campagne présidentielle 2012 de Nicolas Sarkozy, que l'Elysée "ne pouvait rien s'agissant de cette procédure relevant de la justice".

Jouyet en difficulté 

Les révélations de journalistes du Monde sur une supposée intervention de François Fillon auprès de l'exécutif contre Nicolas Sarkozy avaient placé Jean-Pierre Jouyet en fâcheuse posture, en dépit du refus affiché du gouvernement de s'immiscer dans les affaires judiciaires. En démentant jeudi auprès de l'AFP les informations des journalistes du Monde selon lesquelles l'ancien Premier ministre lui aurait demandé d'intervenir pour accélérer les procédures judiciaires visant Nicolas Sarkozy, le secrétaire général de l'Élysée s'est peut-être tiré une balle dans le pied.

Gérard Davet et Fabrice Lhomme, auteurs de Sarkozy s'est tuer (éd. Stock), ont en effet enregistré avec son assentiment la conversation qu'ils ont eue avec ce proche collaborateur de François Hollande. Ils maintenaient l'intégralité de leurs informations.

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