L'état de santé de Patrick Balkany "ne paraît pas compatible avec une détention ordinaire", selon une expertise médicale

Le maire de Levallois-Perret est jugé en appel pour blanchiment aggravé. Son avocat a indiqué qu'il allait déposer une nouvelle demande de remise en liberté.

Isabelle et Patrick Balkany au palais de justice de Paris, le 13 septembre 2019, avant le verdict de leur procès en première instance pour fraude fiscale, au terme duquel Patrick Balkany a été incarcéré.
Isabelle et Patrick Balkany au palais de justice de Paris, le 13 septembre 2019, avant le verdict de leur procès en première instance pour fraude fiscale, au terme duquel Patrick Balkany a été incarcéré. (NICOLAS CLEUET / HANS LUCAS)

Patrick Balkany restera-t-il en détention ? Une expertise médicale demandée par la justice et dont le contenu a été révélé pendant son procès en appel pour blanchiment aggravé, mardi 11 février, conclut que son état "ne paraît pas compatible avec une détention ordinaire". Patrick Balkany, régulièrement hospitalisé depuis mi-décembre, est "porteur de maladies sérieuses", notamment un "infarctus mésentérique", selon cet examen. Son avocat a annoncé qu'il demanderait une nouvelle fois sa remise en liberté.

Un "état dépressif marqué"

L'expertise médicale a été réalisée le 5 février, au parloir de la maison d'arrêt de la Santé, où Patrick Balkany est incarcéré depuis sa condamnation pour fraude fiscale le 13 septembre. Cet examen de Patrick Balkany, 71 ans, conclut à une "dégradation manifeste de l'état général" du détenu, qui présente en outre un "état dépressif marqué".

L'avocat du maire de Levallois-Perret, Romain Dieudonné, a demandé à la cour d'appel de "prendre ses responsabilités" en ordonnant "d'office" la "libération immédiate" de son client. Celle-ci l'a, en retour, invité à "déposer une demande de mise en liberté en bonne et due forme". Plusieurs de ces demandes ont déjà été rejetées. L'avocat a annoncé son intention de le faire dans l'après-midi. L'audience de mardi après-midi devait être consacrée à la plaidoirie de l'avocat du fisc, partie civile, puis aux réquisitions du parquet général.