Accusations visant Agnès Firmin Le Bodo : "Dans le cadre de ma fonction de pharmacienne, une enquête est en cours", confirme la ministre

La nouvelle ministre de la Santé précise qu'elle réservera "les échanges que je devrais avoir avec les autorités compétentes dans les jours suivants".
Article rédigé par franceinfo - avec France Bleu Normandie
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La nouvelle ministre de la Santé, Agnès Firmin Le Bodo, à l'Assemblée nationale, le 20 décembre 2023. (LUDOVIC MARIN / AFP)

"Dans le cadre de ma fonction de pharmacienne, effectivement une enquête est en cours", confirme vendredi 22 décembre sur France Bleu Normandie la ministre de la Santé par intérim Agnès Firmin Le Bodo, accusée par Mediapart d'avoir reçu des cadeaux d'une valeur de 20 000 euros de la part des laboratoires Urgo en tant que pharmacienne sans les avoir déclarés.

La ministre précise qu'elle réservera "les échanges que je devrais avoir avec les autorités compétentes dans les jours suivants".

Le parquet a pour l'heure seulement confirmé l'ouverture d'une enquête pour "perception non autorisée par un professionnel de santé d'avantages procurés par une personne produisant ou commercialisant des produits sanitaires", sans donner pour autant l'identité des pharmaciens visés par l'enquête.

Une enquête pour rechercher la responsabilités des pharmaciens impliqués

En janvier 2023, deux branches des laboratoires Urgo ont été condamnés pour "proposition ou fourniture non autorisée d’avantages à un membre d’une profession de santé par une personne morale assurant une prestation de santé", par le parquet de Dijon, apprend vendredi 23 décembre franceinfo dans le compte-rendu de la décision datant du 27 janvier.

Les enquêteurs ont découvert l'existence d'un système de remise "d'objets de valeur ou de loisirs" à certains pharmaciens, en échange de "l'abandon de remises commerciales pouvant être consenties à leurs officines". Les deux sociétés ont plaidé coupable et ont été condamnées à 1,125 million d'euros d'amende, dont 625 000 avec sursis. Une somme de 5 457 198,29 d'euros a également été confisquée. Cette condamnation a ensuite entraîné d'autres enquêtes, pour rechercher la "responsabilité des pharmaciens ayant bénéficié de ce système".

Les enquêteurs ont découvert l'existence d'un système de remise "d'objets de valeur ou de loisirs" à certains pharmaciens, en échange de "l'abandon de remises commerciales pouvant être consenties à leurs officines". Les deux sociétés ont plaidé coupable et ont été condamnées à 1,125 million d'euros d'amende, dont 625 000 avec sursis. Une somme de 5 457 198,29 d'euros a également été confisquée. Cette condamnation a ensuite entraîné d'autres enquêtes, pour rechercher la "responsabilité des pharmaciens ayant bénéficié de ce système".

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