Accusation de corruption à la mairie de Toulouse : "Une démarche politique", selon le maire Jean-Luc Moudenc

Le maire de Toulouse défend son conseiller municipal accusé de corruption par un restaurateur. 

Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, en mars 219.
Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, en mars 219. (THIERRY BORDAS / MAXPPP)

"C'est une très très grave accusation", a déclaré ce lundi sur France Bleu Occitanie le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc, après la publication d'une vidéo par le restaurateur Julien Roumagnac, gérant du "Caffé Baggio", vendredi 23 août sur Facebook. Ce dernier accuse Frédéric Brasilès, conseiller municipal délégué aux fêtes et aux manifestations, de lui avoir demandé de l'argent pour l'organisation de la Feria Tolosa en juillet 2018.

"Dans sa vidéo, l'accusateur inscrit son expression dans le cadre des futures élections municipales, donc il y a un aspect incontestablement politique dans sa démarche", a réagi Jean-Luc Moudenc. Selon le maire de Toulouse, le restaurateur a essuyé "un refus de la part de la municipalité il y a quelques jours parce qu'il n'a pas respecté les procédures pour organiser une animation". Un refus qui pourrait être à l'origine de l'accusation de corruption, sous-entend le maire.

L'élu accusé de corruption et qualifié par le restaurateur de "Benalla de la mairie de Toulouse", a déclaré ce dimanche sur France Bleu Occitanie qu'il allait porter plainte pour "diffamation et dénonciation calomnieuse". "C'est la justice qui tranchera", a ajouté Jean-Luc Moudenc lundi. À noter que le restaurateur n'emploie jamais les termes de "corruption" ou de "trafic d'influence" dans sa vidéo, il dit que l'élu a "demandé de l'argent liquide".