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AA+ : le précédent des Etats-Unis

Standard & Poor’s note les États-Unis AA+ depuis le 6 août dernier. Cette dégradation surprise, par une seule agence, n’a pas eu toutes les conséquences attendues : le pays n'avait jamais emprunté à si bon marché qu'aujourd'hui.
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Radio France
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Le choc symbolique avait été rude : la première puissance économique mondiale était dégradée. Par une seule des trois agences de notation, mais dégradée. Standard & Poor’s justifiait sa décision par les difficultés du Congrès et de la Maison blanche à trouver un accord sur la réduction du déficit. Le pays venait aussi d'entrer dans le club des 100% : une dette publique supérieure à 100% du PIB.

Cette décision a effectivement affaibli le dollar : en 6 mois, il a
perdu 13% de sa valeur face à l’euro. Mais les taux d’intérêt n’ont pas
suivi. En théorie, une baisse de la note est synonyme d'un plus
grand risque, et entraîne donc un taux d’intérêt plus élevé. C’est le
contraire qui s’est produit. Mercredi, les Etats-Unis ont émis 22,5
milliards de dollars de bons du Trésor, à un taux de 1,9%, contre 2,6%
avant leur dégradation. Ils n’avaient jamais emprunté à si bon marché.

La dette américaine reste une valeur-refuge

La dette américaine reste donc une valeur refuge. C’est largement une question de confiance : la situation économique américaine contraste avec celle de la zone euro. Le chômage a baissé aux Etats-Unis en décembre, et la croissance devrait y atteindre 3,3% cette année. Le vieux continent s’attend à une récession.

Le 5 janvier, malgré son AAA, la France empruntait à 10 ans à un taux de 3,3 %. La prochaine émission obligataire française est prévue jeudi.

 

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