À l'Assemblée nationale, les députés plutôt séduits par les propostions de réforme de Richard Ferrand

Les changements d'organisation de l'Assemblée proposés par le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand, et que franceinfo vous révèle mardi, semblent plutôt bien accueillis par les députés.

L\'hémicycle de l\'Assemblée nationale.
L'hémicycle de l'Assemblée nationale. (NATHANAEL CHARBONNIER / FRANCE-INFO)

Franceinfo vous le révèle mardi 12 mars : dans une lettre aux députés, le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand a détaillé ses projets pour le Palais Bourbon. Pour rénover le fonctionnement de l’Assemblée, il propose de renforcer le droit de pétition, de limiter à minuit la fin des débats, et d’instaurer une seule séance de questions au gouvernement par semaine contre deux actuellement.

Des mesures qui font plutôt consensus parmi les députés, notamment la séance de deux heures et la possibilité pour l'élu qui pose la question de répondre au ministre. Le socialiste Luc Carvounas ne veut quand même pas jeter de fleurs à Richard Ferrand. "Je ne vais pas le vexer. C'est plutôt un bon président, mais il n'invente pas l'eau chaude." Car lui qui a été sénateur le sait bien : ce jeu de questions-réponses a déjà cours au Palais du Luxembourg. 

Mais pour d'autres, il était temps de s’y mettre enfin à l’Assemblée. "Je suis d'accord à 100% parce qu'il est nécessaire de pouvoir dénoncer les hypocrisies et les artifices de communication des membres du gouvernement explique le député LR Fabien di Filippo. Il faut avoir la possibilité, quand les ministres ne sont pas au niveau, de leur tomber dessus et de leur faire comprendre."

Le "retour" du droit de pétition

Le président du groupe UDI Jean-Christophe Lagarde, voit lui d’un bon œil une autre mesure plus que jamais d’actualité : le renforcement du droit de pétition censé permettre aux citoyens de porter des débats dans l’hémicycle. "Il faut donner aux citoyens la possibilité d'intervenir dans le débat public entre deux élections.

On ne peut pas faire de démocratie directe à 44 millions de personnes mais on ne peut plus dire aux gens qu'ils n'ont rien à dire pendant cinq ans, sauf à aller dans la rue ou sur des ronds-points.Jean-Christophe Lagardeà franceinfo

Richard Ferrand espère pouvoir mettre en place ce nouveau règlement dès la rentrée d’octobre, sans attendre la réforme constitutionnelle voulue par Emmanuel Macron.

Mais quand le président de l’Assemblée dit vouloir "renforcer les droits des oppositions", celles-ci assurent que c’est justement tout le contraire que veut faire le président de la République.