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Pierre Fraidenraich, ancien d'i-Télé, à la tête de "Libération"

Homme de télé, âgé de 48 ans, il va succéder à Nicolas Demorand, alors que le quotidien traverse une grave crise financière qui met sa survie en jeu.

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France Télévisions
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Le logo du journal "Libération" sur une porte au siège social du quotidien, à Paris, le 3 septembre 2013. (FRED DUFOUR / AFP)

Un nouveau patron pour Libé. Les actionnaires de Libération ont nommé, vendredi 28 mars, l'ancien directeur d'i-Télé (groupe Canal+) Pierre Fraidenraich au poste de directeur opérationnel du journal. Ce poste était occupé jusqu'en février par Nicolas Demorand, qui a démissionné, alors que le journal traverse une grave crise financière qui met sa survie en jeu.

Le nouveau directeur opérationnel pourrait ensuite prendre la présidence du directoire du quotidien, a indiqué à l'AFP Bruno Ledoux, le président du Conseil de surveillance de Libération

Homme de télé, Pierre Fraidenraich, 48 ans, a créé puis dirigé plusieurs chaînes. Après avoir démarré comme reporter sur la Cinq en 1987 et présenté le "12/13" de France 3, il a fondé en 1998, au sein de TPS, la chaîne InfoSport, intégrée ensuite dans le groupe Canal+ lors du rachat de TPS. Il devient aussi directeur général de la chaîne d'information sportive de Canal+ en 2004. Il est ensuite nommé directeur général de la chaîne d'info en continu i-Télé de 2008 à 2012. Depuis 2012, il était responsable des acquisitions du pôle sport de Canal+.

Contacté par Bruno Ledoux l'an dernier pour se pencher sur la stratégie vidéo et numérique de Libération, Pierre Fraidenraich était entré au Conseil de surveillance du journal le 20 février, lorsque les actionnaires avaient évincé Philippe Nicolas, une semaine après la démission de Nicolas Demorand.

De "Libé" à "Planète Libé"

"Je suis totalement ravi de ce poste", a déclaré Pierre Fraidenraich à l'AFP. "Mon objectif est de donner une impulsion au journal pour qu'il retrouve toute sa place dans le paysage médiatique et rencontre son marché, dont les codes et le tempo se jouent sur le numérique", a-t-il précisé à propos de la stratégie à adopter pour relever le journal. Et de continuer : "Libération est un grand journal, qui a un avenir, et doit s'inscrire dans un écosystème média digital global. Le journal est au cœur du projet mais nous devons passer de Libé à 'Planète Libé', avec une gamme de contenus dédiés à sa communauté pour relever le défi de sa profitabilité."

Interrogé sur le choix d'un homme de télé, après les difficultés rencontrées à la tête de Libé par Nicolas Demorand, venu de la radio, Bruno Ledoux a répondu que "Pierre Fraidenraich a un profil de journaliste mais aussi un profil entrepreneurial, car il a dirigé plusieurs entreprises, ce qui n'était pas le cas de Nicolas Demorand". "Et il a redressé i-Télé, qui était déficitaire", a rappelé le président du Conseil de surveillance du quotidien. 

Bruno Ledoux a aussi annoncé vendredi un prochain plan de recapitalisation de 18 millions d'euros pour Libération, en péril financier. Il compte apporter en urgence un prêt de 4 millions, puis mobiliser 14 millions grâce à l'apport à la société Libération de l'immeuble parisien qui abrite son siège, qui servira de garantie, et dont Bruno Ledoux est propriétaire.

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