Yémen : les bombardements n'arrêtent pas les miliciens chiites

La ville d'Aden, dernier bastion des partisans du président Abd-Rabbou Mansour Hadi, est assiégée par les miliciens chiites Houthis. L'offensive de l'Arabie saoudite n'a pas stoppé leur progression.

(Des miliciens chiites Houthis lors d'une manifestation hostile à l'Arabie saoudite © Maxppp)

Des explosions ont été entendues lundi dans la ville d'Aden, la grande ville du sud du Yémen où des habitants rapportent qu'un navire de guerre bombarde des positions tenues par les rebelles chiites Houthis à la périphérie de la ville. Aden, dernière place forte tenue par les partisans du président Abd-Rabbou Mansour Hadi, est depuis plusieurs jours le théâtre de combats de rue et de bombardements. L'offensive aérienne déclenchée le 26 mars par l'Arabie saoudite et ses alliés sunnites n'a pas stoppé la progression des rebelles chiites Houthis, alliés à l'Iran. Les combats auraient fait une centaine de morts ces dernières 24 h.

Crise humanitaire

La situation humanitaire au Yémen se dégrade rapidement. Marie-Elisabeth Ingres est la coordinatrice MSF a Sanaa
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Aux combats s'ajoute désormais une crise humanitaire pour les habitants d'Aden, désormais coupé du reste du pays. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) tente de faire parvenir 48 tonnes d'aide humanitaire, notamment médicale. Mais en dépit du feu vert accordé samedi soir par l'Arabie saoudite, le CICR reste incapable de dire quand il pourra livrer cette aide. En attendant, les hôpitaux, faute de médicaments et d'équipements, ne peuvent plus soigner les blessés qui affluent par centaines. Des tentes et des générateurs sont également bloqués, ainsi que du matériel pour réparer les conduites d'eau et rétablir l'approvisionnement.

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