Washington, Berlin, Londres et Paris appellent le président syrien à "se retirer"
**Mis à jour à 23h
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C'est de Washington qu'est venue la première salve du jour contre Bachar al Assad : dans un communiqué de la Maison Blanche, Barack Obama déclare que "pour le bien du peuple syrien, le temps est venu pour le président Assad de se retirer. L'avenir de la Syrie doit être décidé par son peuple ". Le communiqué ajoute que les Etats-Unis respecteront la volonté de changement exprimée par les Syriens.
Parallèlement, le gouvernement américain a annoncé qu'il interdisait l'importation de pétrole et de produits pétroliers syriens, et qu'il gelait tous les avoirs que le régime Assad pouvait avoir aux Etats-Unis.
Les principaux dirigeants européens ont immédiatement emboîté le pas au président américain : le président français Nicolas Sarkozy, la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre David Cameron appellent dans une déclaration commune le président Assad à quitter le pouvoir : en recourant à "la force
militaire brutale contre son propre peuple [...], il a perdu toute légitimité et ne peut plus prétendre diriger le pays ", écrivent les trois dirigeants.
L'Union Européenne, enfin, par la voix de Catherine Ashton, chef de la diplomatie des 27, demande également la démission d'Assad et menace Damas de nouvelles sanctions.
La Grande-Bretagne, la France, le Portugal et l'Allemagne ont annoncé ce soir qu'elles allaient commencer à rédiger un projet de résolution imposant des sanctions à la Syrie.
Une mission humanitaire de l'ONU se rendra en Syrie ce week-end pour témoigner de la répression par Damas du mouvement de contestation du régime du président Assad.
Dans un rapport, l'Onu a relevé un nombre élevé de brutalités et
d'actes de répression contre la population civile syrienne qui pourraient
relever de “crimes contre l'humanité”.
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