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Wangari Maathai, prix Nobel de la Paix en 2004, première femme africaine à recevoir cette récompense, est morte dimanche

La Kenyane, dont le combat en faveur de l'environnement et du droit des femmes lui a valu la reconnaissance internationale et la sympathie de ses compatriotes, a été emportée à 71 ans par un cancer.Son Green Belt Movement, créé en 1977, promeut la biodiversité en créant des emplois pour les femmes et en valorisant leur image dans la société.
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La Kenyane Wangari Maathai, lauréate du prix Nobel de la Paix, à Copenhague le 15 décembre 2009. (ATTILA KISBENEDEK / AFP)

La Kenyane, dont le combat en faveur de l'environnement et du droit des femmes lui a valu la reconnaissance internationale et la sympathie de ses compatriotes, a été emportée à 71 ans par un cancer.

Son Green Belt Movement, créé en 1977, promeut la biodiversité en créant des emplois pour les femmes et en valorisant leur image dans la société.

Son mouvement de lutte contre la déforestation revendique avoir planté 47 millions d'arbres sur le continent.

Son site internet indique que "c'est avec une immense tristesse que la famille du Pr Wangari Maathai annonce son décès survenu le 25 septembre 2011 après un long et courageux combat contre le cancer".

Wangari Maathai avait collectionné les honneurs depuis son Nobel. Elle avait ainsi été nommée messagère de la paix pour les Nations unies en 2009.

Sa disparition a unanimement été ressentie comme "une triste nouvelle" dans son pays.

Première lauréate d'un doctorat en Afrique centrale et de l'Est, diplômée de biologie aux Etats-Unis grâce à une bourse, Wangari Maathai avait été également à la pointe du combat contre l'autoritarisme du régime de l'ancien président Daniel Arap Moi dans les années 80 et 90, ce qui lui avait valu plusieurs passages à tabac et incarcérations.

Après l'avènement du multipartisme, et l'espoir populaire soulevé par l'élection de Mwai Kibaki en 2002, elle avait été secrétaire d'Etat à l'environnement de 2003 à 2005, mais avait tiré un bilan plutôt amer de cette expérience au pouvoir.

Elle avait depuis élargi au delà du Kenya son combat pour l'environnement et les droits humains. Elle avait été nommée en 2005 ambassadrice pour la sauvegarde de la forêt du Bassin du Congo en Afrique centrale, deuxième massif forestier tropical au monde. En 2010, Wangari Maathai avait été nommée administratice de la Fondation pour l'éducation à l'environnement de la Karura Forest, une forêt de la banlieue nord de Nairobi dont elle avait obtenu la sauvegarde au terme d'un de ses combats les plus emblématiques menés au Kenya.

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