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Violents combats dans la région de Saada

Les violents combats entre l'armée et les rebelles chiites ont repris dans le nord du Yémen malgré l'annonce d'une trêve
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Un camp de réfugiés du HCR accueille les Yéménites qui fuient les combats dans le nord du pays (29-08-09) (© AFP / Khaled Fazaa)
Les violents combats entre l'armée et les rebelles chiites ont repris dans le nord du Yémen malgré l'annonce d'une trêveLes violents combats entre l'armée et les rebelles chiites ont repris dans le nord du Yémen malgré l'annonce d'une trêve

Des dizaines de morts étaient à déplorer samedi matin. Le gouvernement avait pourtant décrété une trêve vendredi en réponse à l'appel des organismes de l'ONU.

Ceux-ci avaient lancé un cri d'alarme, dénonçant une situation humanitaire "dramatique" alors que 150.000 personnes ont été, selon eux, déplacées par les combats.

"Les forces armées et les rebelles se sont livrés à de violents combats, qui se sont poursuivis jusqu'à samedi à l'aube à Malahidh et à Harf Sufyane", situées respectivement dans la province de Saada, fief des rebelles situé au nord du Yémén, et celle d'Amran, plus au sud, a déclaré à l'AFP une source militaire. Les affrontements "ont fait des dizaines de morts et de blessés dans les deux camps", a ajouté cette source.

L'armée yéménite a lancé le 11 août une nouvelle offensive contre la rébellion zaïdite dans la province de Saada, la sixième depuis 2004. En cinq ans les combats ont fait des milliers de morts.

Les rebelles zaïdites affirment lutter pour le rétablissement de l'imamat zaïdite, un régime monarchique renversé par un coup d'Etat militaire en 1962, année où la République a été proclamée au Yémen, pays à majorité sunnite. Le zaïdisme est une branche du chiisme. Le pouvoir accuse la rébellion d'être soutenue par l'Iran chiite. Pour leur part, les rebelles soutiennent que Sanaa bénéficie d'une assistance militaire de l'Arabie saoudite, une monarchie sunnite qui jouxte leur fief.

Le cri d'alarme des agences humanitaires


Quelque 35.000 habitants de la région de Saada sont à court de nourriture, d'eau et de soins, ont fait savoir mardi plusieurs agences de l'Onu. Le personnel humanitaire ne peut pénétrer dans la zone des combats, les hôpitaux y sont fermés et le carburant n'est disponible qu'en petites quantités.

"Il faut que nous puissions nous rendre auprès de ces gens. Ils manquent d'eau et d'électricité. Les conditions de vie sont de plus en plus précaires pour les déplacés et les habitants", a déploré Elisabeth Byrs, membre du Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires des Nations unies (Ocha).

"Nous sommes également très préoccupés par l'impossibilité d'avoir une idée précise du nombre de blessés et de personnes souffrantes à l'intérieur de la zone de conflit", a par ailleurs souligné un porte-parole de l'Organisation mondiale de la Santé.

Environ 150.000 personnes ont été déplacées par le conflit, dont 100.000 "cherchent actuellement désespérément un lieu sûr dans le gouvernorat de Saada et les gouvernorats voisins", a indiqué la porte-parole à Genève du Programme alimentaire mondial (PAM), Emilia Casella.

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