Juan Guaido, l'entretien

Le président autoproclamé vénézuélien a accordé un entretien à France24. Déterminé, il dénonce la "dictature Maduro", courtise l'armée, et n'exclut pas une intervention militaire étrangère.

FRANCE24

Voilà une semaine maintenant qu'il a surpris tout le monde, en s'autoproclamant "président par intérim du Venezuela".

Dans un entretien accordé à la rédaction hispanophone de France24, il apparaît déterminé. Son objectif principal, aujourd'hui : obtenir le soutien, au moins passif, de l'armée.

"Tout fonctionnaire civil ou militaire qui défend la constitution et qui aide à retablir l'ordre democratique au Venezuela, pour mener à une transition démocratique et à des elections libres, pourra beneficier d'une amnistie et de garanties."

Le régime Maduro quant à lui souffle le chaud et le froid.

D'un côté la Cour suprême vénézuelienne a approuvé l'ouverture d'une enquête préliminaire contre Juan Guaido (ses comptes sont gelés et il a interdiction de quitter le territoire).

Mais de l'autre, ce même régime tend la main, et propose à l'opposition des négociations, et des élections législatives anticipées.

Pas sûr que cela suffise. Ce que veut Juan Guaido, c'est un changement de régime. Parce que, selon lui, la situation du pays l'exige.

"Ce n'est pas une question de gauche ou de droite, c'est un évenement sans précédent dans l'histoire de la region. Il y a des enfants qui meurent de faim, des patients meurent dans les hôpitaux parce qu'il n'y a pas d'électricité. Et toutes ces personnes ont besoin de moi."

Soutenue par une bonne partie des pays occidentaux, l'opposition vénézuélienne a nommé une dizaine de "représentants diplomatiques"  à l'étranger.
L'un d'eux était à Washington mardi soir pour rencontrer le vice-president américain Mike Pence. Parce que, de tous les soutiens, celui de Washington est sans doute le plus précieux.