Trois choses à savoir sur les mystérieux monolithes en métal découverts autour du globe

Deux de ces installations ont été vues aux Etats-Unis, et une en Roumanie. Des découvertes devenues virales sur internet et les réseaux sociaux.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 4 min.
Le monolithe retrouvé dans la région de Neamt, en Roumanie. La photo, prise en novembre, a été diffusée le 1er décembre 2020 par un site d'informations locales. (WWW.ZIARPIATRANEAMT.RO / AFP)

La découverte nourrit les fantasmes de curieux du monde entier. Au moins trois monolithes de métal ont été découverts en pleine nature ces dernières semaines, aux Etats-Unis et en Roumanie. Tous ont depuis disparu, rajoutant encore une couche de mystère autour de ces imposantes installations.

D'où viennent ces monolithes ? Que représentent-ils ? Sont-ils l'œuvre d'une ou de plusieurs personnes ? Les questions restent plus nombreuses que les réponses, mais franceinfo résume trois choses à savoir à ce sujet.

1Leur découverte reste mystérieuse

Qui installe ces monolithes ? Impossible pour l'heure de le savoir. A chaque fois, ces structures ont été découvertes sans indice particulier au sujet de leur provenance. Le premier d'entre eux avait été découvert le 18 novembre sur le sol rouge du désert de l'Utah par des fonctionnaires locaux ébahis, qui survolaient la zone pour y recenser les mouflons.

Après avoir posé leur hélicoptère pour enquêter, ces employés du département de la sécurité publique de l'Utah avaient indiqué avoir découvert un "monolithe de métal planté dans le sol", mais n'avaient pu découvrir "aucune indication claire de qui aurait pu placer là le monolithe".

Le second pilier de ce type a été retrouvé fin novembre dans la région de Neamt, dans le nord-est de la Roumanie, sans davantage d'indices sur sa provenance. Comme dans l'Utah, "le monolithe a disparu ce lundi, tout aussi mystérieusement qu'il était apparu", a indiqué cette semaine la station de radio Jurnal FM.

Le dernier monolithe en date a été découvert mercredi 2 décembre aux Etats-Unis, en haut d'une montagne surplombant Atascadero, entre San Francisco et Los Angeles (Californie) avant de "disparaître aussi mystérieusement qu'il était apparu", écrit sur son site internet la publication locale Atascadero News"L'obélisque à trois faces semblait être en acier inoxydable, haut de trois mètres et large de 15 cm. L'objet était soudé à chaque coin, avec des rivets fixant les panneaux latéraux à un cadre en acier probable à l'intérieur", peut-on lire dans l'article consacré à ce sujet.

Voir cette publication sur Instagram

Une publication partagée par Gary Lyons (@gazlyons58)

2Ils semblent tous légèrement différents les uns des autres

S'il est impossible pour l'heure de connaître l'origine de ces installations, certains observateurs ont noté une ressemblance avec les œuvres avant-gardistes de John McCracken, sculpteur américain ayant résidé un temps au Nouveau-Mexique (Etat voisin de l'Utah, où a été retrouvé le premier monolithe), et mort en 2011.

Mais si ces trois structures semblent identiques de prime abord, une inspection plus poussée permet de se rendre rapidement compte qu'elles ont sans doute été conçues par des personnes différentes. 

Le premier bloc triangulaire étincelant retrouvé dans l'Utah était ainsi haut de 3,5 mètres et était solidement attaché au sol, quand celui découvert en Californie était plus petit (trois mètres de haut) et était, selon la presse locale, bancal au point de risquer une chute en cas de contact. De son côté, le monolithe roumain était couvert de motifs irréguliers évoquant des spirales, et présentait des traces de soudure assez marquées.

France 3

3Le premier a peut-être été enlevé par des défenseurs de l'environnement

Contrairement à ce qui a pu arriver aux installations trouvées en Roumanie et en Californie, la disparition de l'obélisque du désert de l'Utah semble avoir été élucidée. Mardi, des images ont été diffusées sur internet montrant quatre hommes s'affairant de nuit pour démanteler l'œuvre.

Le photographe Ross Bernards, qui se trouvait sur place vendredi soir, a décrit sur Instagram la scène dont il a été témoin, clichés à l'appui : quatre hommes qui surgissent, mettent à bas le prisme métallique et le démontent avant de l'emporter dans une brouette vers une destination inconnue. "L'un d'entre eux s'est tourné vers nous et a dit 'Ne laissez pas de traces'. C'était à 20h48", écrit le photographe.

Voir cette publication sur Instagram

Une publication partagée par Ross Bernards (@rossbernards)

Après la publication du photographe, un funambule et adepte des sports extrêmes dénommé Andy Lewis, 34 ans, a mis en ligne sur YouTube une vidéo intitulée "Nous avons enlevé le monolithe de l'Utah". La vidéo montre des images similaires aux photos et au récit fournis par Ross Bernards, avec l'obélisque évacué dans une brouette, mais ne fournit pas davantage d'explications.

Cette démarche a pu être motivée par des préoccupations environnementales. Les autorités de l'Utah avaient en effet refusé de révéler la localisation du monolithe pour ne pas attirer des hordes de curieux, mais une course s'est rapidement engagée en ligne pour déterminer son emplacement en prenant comme indices les formations géologiques des alentours.

Certains ont rapidement réussi à localiser le site, où des dizaines de personnes s'étaient rendues, mettant en péril un site naturel et laissant derrière elles de nombreux déchets, selon les autorités. Le bureau de l'aménagement du territoire de l'Utah, qui gère la zone, a toutefois démenti avoir pris une quelconque part à l'enlèvement de cette structure.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.