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Etats-Unis : le bilan de l'incendie dans une rave-party à Oakland s'alourdit à au moins 33 morts

Il y avait jusqu'à 70 personnes à cette fête, samedi, dans laquelle se produisait le groupe de musique électronique Golden Donna.

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France Télévisions
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Le bâtiment d'un collectif d'artistes à Oakland (Californie), ravagé par un incendie dans la nuit du 3 au 4 décembre 2016.  (STEPHEN LAM / REUTERS)

L'incendie, qui a ravagé samedi un local d'artistes à Oakland, près de San Francisco, a fait au moins 33 morts. Ce bilan pourrait encore s'alourdir, a annoncé la police, dimanche 4 décembre. Un précédent bilan faisait état de 9 morts dans ce sinistre dont l'origine n'est pas encore déterminée.

Selon des pompiers cités par le quotidien local Mercury News (en anglais), il y avait jusqu'à 70 personnes à cette fête dans laquelle se produisait le groupe de musique électronique Golden Donna.

Les pompiers ont travaillé d'arrache-pied pendant douze heures dans la nuit pour pénétrer dans le bâtiment en pratiquant une brèche dans un mur et ensuite commencer à déblayer, a expliqué une chef de bataillon de pompiers de la ville : "Il nous faudra plusieurs jours pour pouvoir fouiller tout le bâtiment."

Un bâtiment précaire

"C'était bourré de meubles et d'autres trucs, des collections. (...) C'était presque comme un labyrinthe", a de son côté expliqué la responsable des pompiers d'Oakland, décrivant également une "cage d'escalier artisanale" avec des "palettes" pour accéder au premier étage, où se trouvaient la plupart des victimes.

Une configuration qui pourrait, elle aussi, expliquer l'ampleur du drame. Le toit du bâtiment est entièrement effondré et la structure instable, ce qui a énormément ralenti les opérations des secours. L'enquête devra établir si les propriétaires de l'ancien entrepôt et ses occupants avaient toutes les autorisations nécessaires.

L'incendie d'Oakland est l'un des plus graves de ces vingt dernières années. Le 20 février 2003, un incendie déclenché par des feux d'artifice dans une boîte de nuit de West Warwick, au nord-est des Etats-Unis, avait coûté la vie à 100 personnes, selon le décompte de l'association professionnelle National Fire Protection Association.

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