Etats-Unis : Donald Trump refuse de condamner explicitement la mouvance conspirationniste QAnon

"Je ne connais rien de QAnon", a déclaré le président américain, jeudi soir, sur la chaîne américaine NBC News.

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France Télévisions
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Donald Trump sur le plateau de la chaîne NBC News, à Miami (Floride), le 15 octobre 2020. (BRENDAN SMIALOWSKI / AFP)

Un face-à-face d'un genre nouveau. Donald Trump et Joe Biden ont participé à un débat télévisé à distance, jeudi 15 octobre, alors que la campagne présidentielle est encore une fois bousculée par la pandémie de Covid-19. Le président américain sortant s'est refusé à condamner explicitement la mouvance conspirationniste "QAnon""Je ne connais rien de QAnon", a affirmé le milliardaire avant d'assurer qu'il était d'accord avec leurs positions "contre la pédophilie".

Ses propos rejoignent ceux qu'il avait déjà tenus par le passé : "D'après ce que j'ai compris, ils m'aiment beaucoup, ce que j'apprécie. Je ne sais pas grand-chose de ce mouvement, mais j'ai entendu dire qu'ils gagnaient en popularité", avait déclaré le président américain.

>> Comment QAnon, cette mouvance conspirationniste américaine, s’est infiltrée en France

Le mouvement QAnon est né sur internet en 2017. Tout est parti d'une série de messages cryptiques sur 4chan, un forum de discussions en ligne controversé. L'auteur de ces messages, un certain Q, affirme qu'il existe un "Etat profond" ("Deep State") qui dirigerait depuis des décennies les Etats-Unis et soutiendrait – entre autres – la pédophilie. Les adeptes de cette mouvance soutiennent ardemment Donald Trump et sont très visibles lors de ses meetings et déplacements. Si le président américain ne les soutient pas officiellement, les QAnon croient observer de prétendus signes dans ses discours, notamment lorsqu'il prononce le nombre "17" – Q étant la 17e lettre de l'alphabet.

Après Twitter et Facebook, YouTube a annoncé, jeudi, le durcissement de ses règles contre la propagation de théories du complot à des fins violentes, en particulier QAnon. Les règlements de la plateforme de vidéos de Google sur la haine et le harcèlement interdisent désormais "les contenus qui ciblent des individus ou groupes de personnes avec des théories du complot qui ont été utilisées pour justifier des violences dans la vie réelle", indique un communiqué.

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