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"On a tous un passé lié à l'immigration" : aux États-Unis, des manifestants exigent les retrouvailles immédiates des familles séparées

Des rassemblements ont été organisés samedi dans plus de 600 villes des États-Unis, dont Washington, pour réclamer le regroupement des familles de clandestins séparées à la frontière mexicaine. 

Article rédigé par Grégory Philipps
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
L'artiste Lin-Manuel Miranda devant des manifestants venus défendre les familles de migrants à Washington, le 30 juin 2018. (ILYA S. SAVENOK / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

Aux États Unis, la mobilisation pour soutenir les familles de migrants clandestins séparées à la frontière mexicaine ne faiblit pas. Des rassemblements dans plus de 600 villes du pays ont été organisés, samedi 30 juin pour réclamer des retrouvailles qui tardent à se concrétiser. À Washington, plusieurs milliers de manifestants ont défilé entre la Maison Blanche et le Capitole. 

Une séparation qui n'en finit pas 

À Washington, Lin-Manuel Miranda, le créateur de la comédie musicale Hamilton a chanté une berceuse pour ces enfants et leurs parents. Le sort des 2 000 mineurs toujours placés dans des foyers, malgré la signature d'un décret présidentiel le 10 juin demandant de ne plus séparer les familles, a poussé Thomas à venir de Philadelphie pour manifester dans les rues de la capitale fédérale. "Aucune situation ne justifie qu’on sépare ainsi les familles, lance-t-il. Non seulement ce n’est pas nécessaire mais en faisant cela, c’est comme si on considérait que ces gens étaient moins que des humains." La foule est composée de nombreux militants démocrates et de familles d’origine mexicaine et européenne. "On a tous un passé lié à l’immigration. Moi, je suis d’origine allemande. Elle, italienne et elle, irlandaise, s'exclame Marianne, en désignant ses voisines. En manifestant, je pense à mes grands-parents venus ici chercher une vie meilleure. Oui, on est tous des immigrés."

La même colère s'est exprimée à Portland, New York, Los Angeles ou Chicago. Donald Trump a répondu à ces milliers de manifestants par un tweet, accusant les démocrates de favoriser la délinquance et de vouloir des frontières ouvertes.   

 

Manifestations aux Etats-Unis pour défendre les familles de clandestins - un reportage à Washington de Grégory Philipps

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