Le réseau social conservateur Parler, prisé des pro-Trump, expulsé d'Amazon, Apple et Google

Les trois grandes entreprises accusent la plateforme de continuer à relayer des messages d'incitation à la violence après l'assaut du Capitole par des fans du président mercredi.

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France Télévisions
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L'application Parler lancée sur un téléphone portable, dimanche 10 janvier 2021.  (CHRISTOPHE GATEAU / DPA / AFP)

Les géants de la tech Amazon, Apple et Google ont décidé de couper les ponts avec Parler, dimanche 10 janvier. Alors que le réseau social prisé des partisans de Donald Trump n'a jamais été si populaire, il devra trouver de nouveaux partenaires acceptant d'héberger ses données d'ici lundi à 9 heures (heure française) - quand Amazon cessera ses services - pour continuer à fonctionner. 

Les trois grandes entreprises accusent la plateforme de continuer à relayer des messages d'incitation à la violence après l'assaut du Capitole par des fans du président mercredi.

Alors que Twitter, Facebook, Instagram, Snapchat ou Twitch ont suspendu le profil du locataire de la Maison Blanche, de nombreux fans du président américain se sont rués dans la foulée sur les plateformes conservatrices comme Parler ou Gab.

L'application la plus téléchargée outre-Atlantique

Au lendemain de la décision prise par Twitter de supprimer de façon permanente le compte de Donald Trump, Parler était encore samedi l'application la plus téléchargée aux Etats-Unis sur la plateforme d'Apple. Lancée en 2018, le réseau social fonctionne un peu comme Twitter, avec des profils à suivre et des "parleys" au lieu de tweets. L'application a accueilli ces derniers jours de nombreux nouveaux abonnés ulcérés par la décision de Twitter de bannir Donald Trump. Ainsi, Google a, dès vendredi soir, décidé de retirer Parler de sa plateforme de téléchargement d'applications en raison de la présence de messages "incitant à la violence" et d'une politique de modération trop laxiste. Apple a suivi son exemple samedi soir. 

Or, la décision d'Amazon menace directement la présence de Parler en ligne. Et son patron n'est pas très optimiste. "Tous nos partenaires, ceux qui gèrent les textos, les courriels, nos avocats, nous ont laissé tomber le même jour", a expliqué John Matze dans une interview sur la chaîne Fox News dimanche. "On va faire tout ce qu'on peut pour revenir en ligne le plus rapidement possible mais tous les fournisseurs que nous contactons nous disent qu'ils ne veulent pas travailler avec nous si Apple ou Google n'approuve pas", a-t-il expliqué. Et il est difficile de trouver "300 à 500 serveurs informatiques en 24 heures".

Basé à Henderson, dans le Nevada, Parler a été lancée par John Matze, un ingénieur informatique, et Rebekah Mercer, une importante donatrice du parti républicain. La plateforme attirait surtout à ses débuts des franges ultra-conservatrices, voire d'extrême-droite. Mais elle accueille maintenant des voix républicaines plus traditionnelles. 

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