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L'Amérique en campagne, J-4 : Trump serre les dents, Clinton mobilise ses soutiens

A quatre jours de l'échéance, l'écart est serré et l'issue de l'élection reste indécise. Le rap US, lui, a déjà voté : tout sauf Trump...

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Radio France
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Donald Trump à Concord, en Caroline du Nord, le 3 novembre. (LOGAN CYRUS / AFP)

Chassez le naturel...

Pour la première fois depuis une semaine, la marche en avant de Donald Trump semble ralentir. Le baromètre quotidien ABC-Washington Post redonne vendredi 4 novembre trois points d'avance à Hillary Clinton (à 47 contre 44).

L'effet de l'enquête sur les emails privés de la démocrate semble légèrement s'estomper, même si Trump a désormais de réelles chances d'entrer à la Maison Blanche. Encore faut-il qu'il ne sorte pas des rails. Le candidat républicain essaie maintenant de s'en tenir à son script. d'être moins agressif... Mais ça ne marche pas toujours.

Exemple jeudi en Caroline du Nord. Entouré de militaires de haut rang, Trump a feint de s'interroger sur Hillary Clinton. "L'imaginer, elle, devenir leur chef ? Je ne pense pas..." Des propos qui flirtent avec la misogynie. On a cru par moments hier retrouver le Trump imprévisible de la campagne.

Le "mur électoral"

Trump était donc hier en Caroline du Nord, un Etat particulièrement courtisé dans cette campagne. On parle beaucoup de la Floride et de ses 29 grands électeurs, mais la Caroline du Nord, dans l'est du pays, c'est l'autre État-clé, l'autre "Swing State" du scrutin. Barack Obama y tient deux meetings vendredi pour Hillary Clinton. Et il est fort probable que le vainqueur de cet Etat soit le prochain président des Etats-Unis.

La Caroline du Nord, c'est le "mur électoral" bâti par les démocrates, l'Etat qui selon eux va barrer la route de la Maison Blanche à Donald Trump. Résultat : Obama, mais aussi Bernie Sanders, sont sur le pont. La Caroline du Nord attribue 15 grands électeurs. Pour rappel, il en faut 270 pour être élu.

Menace terroriste

Les renseignements américains ont été alertés d'une possible attaque terroriste lundi. C'est une information de CBS News. Les services antiterroristes américains ont récolté un faisceau d'indices qui les conduisent à renforcer leur vigilance dans trois Etats, New York, le Texas et la Virginie. La menace est prise au sérieux mais, comme le précise CBS, les renseignements reçoivent généralement plus d'informations à la veille d'événements majeurs comme celui-ci.

Le camp Clinton sort ses stars

Avant Jay-Z vendredi soir à Cleveland, dans l'Ohio, pour un concert pro-Clinton en présence d'Hillary, Pharell William était lui aussi sur scène aux côtés de la démocrate. C'était jeudi soir à Raleigh, en Caroline du Nord. "La politique n'est pas mon domaine d'expertise, a-t-il déclaré. Mais cette élection est trop importante."

Le hip-hop américain a lâché Trump

Il n'y a encore pas si longtemps, les rappeurs américains adoraient le milliardaire, symbole de réussite et d'argent. Donald Trump était régulièrement cité par des artistes hip-hop. Kanye West, Kendrick Lamar, Young Thug...
Mac Miller a même signé un tube intitulé "Donald Trump".

Mais tout a changé ces derniers mois. Eminem a par exemple sorti il y a deux semaines "Speech campaign", un titre plus proche du slam que du hip-hop. Eminem traite Trump de "danger public avec le doigt sur le bouton nucléaire"... et de bien d'autres choses.

Trump est devenu toxique pour le hip-hop US. Autre exemple, le rappeur YG et son titre FDT. "FDT" pour "Fuck Donald Trump"... le message est assez clair, inutile de traduire.

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