G7 : Donald Trump déconcerte Emmanuel Macron et Angela Merkel

Donald Trump a désavoué sur Twitter dimanche 10 juin le communiqué final du G7 qui avait été obtenu dans la douleur. Un revirement qui plonge ses alliés dans l'incertitude.

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France 3

Les apparences d'un G7 apaisé auront été sauves peu de temps. À 17h50 samedi 9 juin, Donald Trump est le premier à partir. Le communiqué final est validé, y compris par les États-Unis. Deux heures plus tôt, le président américain s'est même laissé aller à des compliments aussi inattendus qu'appuyés. Donald Trump parti, le G7 se poursuit sans lui. À 22h30 : le Premier ministre canadien Justin Trudeau prend la parole et menace les États-Unis de nouvelles taxes en représailles aux droits de douane américains sur l'acier et l'aluminium importés.

Poutine évoque des "enfantillages"

À bord d'Air Force One, selon un de ses conseillers, Donald Trump se sent poignardé dans le dos. À 1 heure du matin, le chef de l'État réplique sur Twitter : "J'ai demandé à nos représentants américains de retirer le soutien au communiqué". Dans la minute, deuxième coup de semonce : il qualifie le Premier ministre canadien de "très malhonnête" et de "faible". Stupéfaction chez les partenaires du G7. En Chine, Russes, Indiens et Chinois sont réunis dans un sommet qui prend des allures de contre-G7. En conférence de presse, Vladimir Poutine se délecte des déboires des Occidentaux. Au sein du G7, la volte-face de Donald Trump risque de laisser des traces.

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Les dirigeants du G7 à La Malbaie au Québec, le 9 juin 2018.
Les dirigeants du G7 à La Malbaie au Québec, le 9 juin 2018. (JESCO DENZEL / BUNDESREGIERUNG)