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Etats-Unis : une éditorialiste qui avait accusé Donald Trump de viol le poursuit désormais pour diffamation

"Je n'ai jamais rencontré cette personne de ma vie", avait assuré en juin le président américain, même si une vieille photo le montrait avec l'éditorialiste et son mari.

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L'éditorialiste E. Jean Carroll, le 23 juin 2019 à New York (Etats-Unis). (CRAIG RUTTLE / AP / SIPA)

"Personne dans ce pays ne devrait être au-dessus de la loi". Une éditorialiste renommée, qui avait accusé publiquement en juin Donald Trump de l'avoir violée dans les années 1990, a attaqué lundi 4 novembre en justice le président américain en diffamation pour avoir affirmé qu'elle avait inventé ses accusations.

Dans la plainte déposée devant un tribunal de l'Etat de New York, la journaliste et éditorialiste de Elle, E. Jean Carroll, reprend les accusations qu'elle avait révélées pour la première fois en juin, dans des interviews et dans un livre, selon lesquelles Donald Trump l'a violée dans une cabine d'essayage du grand magasin huppé new-yorkais Bergdorf Goodman, au milieu des années 1990.

"Il a insulté son intégrité, son honnêteté, sa dignité"

"Je n'ai jamais rencontré cette personne de ma vie", avait assuré en juin le président américain, même si une vieille photo le montrait avec l'éditorialiste et son mari. "Elle essaye de vendre un nouveau livre. Cela devrait vous faire comprendre quelles sont ses motivations", avait-il ajouté.

C'est pour ces démentis que l'éditorialiste, 75 ans, l'attaque pour diffamation en lui réclamant des dommages intérêts d'un montant non précisé.

"Trump savait que ces déclarations étaient fausses (...). Après avoir menti sur le fait qu'il ait attaqué [Mme Carroll], il a entouré ce mensonge d'une série d'autres mensonges pour s'efforcer d'expliquer pourquoi elle inventerait une accusation de viol. Pour cela il a insulté son intégrité, son honnêteté, sa dignité, tout cela dans les médias nationaux", souligne la plainte de 27 pages.

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