Etats-Unis : face aux conservateurs, Donald Trump laisse entendre qu'il pourrait présenter sa candidature en 2024

Lors de son discours dimanche à la CPAC, la grand-messe annuelle des conservateurs, l'ex-président américain a sous-entendu, sans l'affirmer clairement, qu'il pourrait revenir dans l'arène politique aux prochaines présidentielles. 

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Donald Trump lors d'un discours à la conférence des conservateurs CPAC, à Orlando, en Floride (Etats-Unis), le 28 février 2021.  (JOE RAEDLE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

Donald Trump, de retour dans l'arène politique sur la scène du CPAC, la grand-messe annuelle des conservateurs américains, a affirmé dimanche 28 février que la survie des Etats-Unis dépendait des conservateurs, flirtant avec l'idée de se représenter à la présidentielle en 2024.

"Nous sommes engagés dans une lutte pour la survie de l'Amérique comme nous la connaissons", a déclaré le milliardaire américain, à la fin d'un discours d'une heure et demie, concluant la grand-messe annuelle des conservateurs à Orlando, en Floride.

Refusant toujours d'admettre sa défaite électorale face à Joe Biden, il s'est montré déterminé à s'assurer que son mouvement populiste garderait bien le contrôle d'un Parti républicain qui peine à masquer ses divisions. "Le parcours incroyable que nous avons entamé ensemble (...) est loin d'être fini", a-t-il dit. "Et à la fin, nous l'emporterons".

"Nous reprendrons la Chambre des représentants" 

L'homme d'affaires de 74 ans a laissé entendre, sans l'affirmer clairement, qu'il pourrait se représenter à l'élection présidentielle de 2024.

"Avec votre aide, nous reprendrons la Chambre des représentants, nous reprendrons le Sénat, et ensuite un président républicain fera un retour triomphant à la Maison Blanche. Je me demande bien qui ce sera", a-t-il dit sous les acclamations."Qui sait ?", a-t-il ajouté. "Je pourrais même décider de les battre pour la troisième fois".

Banni des réseaux sociaux, dont son canal de communication favori, Twitter, il a dénoncé la politique d'immigration de son successeur Joe Biden, affirmant que le président démocrate vient d'achever "le premier mois le plus désastreux" de l'histoire de la présidence américaine.

Appel à se débarrasser des républicains qui ont voté pour sa condamnation 

Depuis l'assaut meurtrier du Capitole, les républicains affiche des divisions béantes. Après quatre ans de mandat Trump, le parti a perdu le contrôle du Congrès et de la Maison Blanche. Et c'est un ex-président marqué de la tache infâmante d'une mise en accusation ("impeachment"), pour incitation à l'insurrection dans l'attaque du Capitole, qui s'exprimait.

Donald Trump a finalement été acquitté lors de son procès au Sénat, mi-février. Mais fait historique, sept républicains ont voté en faveur de sa condamnation. Sans perdre de sa vindicte, l'ancien président a énuméré à la tribune les noms de tous les élus qui ont condamné son rôle dans l'assaut contre le Congrès. "Débarrassez-vous en !", a-t-il lâché.

Même si le parti est divisé, les participants à la conférence d'Orlando lui étaient tout acquis, à l'image des drapeaux et casquettes qu'ils arboraient, pour beaucoup estampillés "Trump", et de cette immense statue dorée à l'effigie du milliardaire de 74 ans qui trônait dans le hall de la conférence.

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