EN IMAGES. De Washington à Portland, les manifestations se poursuivent à travers les Etats-Unis après la victoire de Trump

"Raciste", "Pas mon président", "Mon corps, mon choix"... Voilà quelques-uns des slogans scandés par ces citoyens en colère contre le magnat de l'immobilier et ses prises de position xénophobes, sexistes et anti-avortement.

Ils ne veulent rien lâcher. Depuis l'élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis le 8 novembre, ils sont des milliers de citoyens à protester tous les jours. "Raciste", "Pas mon président", "Mon corps, mon choix"... Voilà quelques-uns des slogans scandés par ces manifestants en colère contre le magnat de l'immobilier et ses prises de position xénophobes, sexistes et anti-avortement. Si ces rassemblements spontanés ont largement été pacifiques, à Portland cependant, la police a fait état d'"émeutes", de policiers blessés et de 71 arrestations samedi soir. Les manifestants ont lancé des pétards et des bouteilles en direction des forces de l'ordre et refusé de se disperser.

Des manifestants "incités par les médias", d'après Donald Trump

Les organisateurs dénoncent les mesures promises par Donald Trump pour limiter l'immigration et stigmatiser les musulmans. Ils rappellent aussi les accusations sexuelles dont fait l'objet le milliardaire. Des associations de défense des droits civils ont d'ailleurs alerté sur des incidents visant des musulmans et des immigrants aux Etats-Unis depuis la victoire du candidat républicain, citant des agressions sur des femmes voilées, des graffitis racistes ainsi que de l'intimidation d'enfants d'immigrés.

Face à ces signalements, Donald Trump s'est dit "très attristé" d'apprendre que certains de ses partisans s'étaient rendus coupables de violences à l'égard de minorités, dans sa première interview en tant que président élu, sur CBS. Mais le président a montré un tout autre visage concernant les protestations, loin de la figure de rassembleur qu'il tente d'afficher depuis son élection, estimant que les manifestants étaient "incités par les médias" à défiler contre lui. 

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Les Afro-Américains, souvent visés par Donald Trump, défilent contre le nouveau président, comme cet adolescent à Chicago, dans l'Illinois, mercredi 9 novembre.  JIM VONDRUSKA / NURPHOTO/ AFP
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La communauté latino a appelé à manifester contre Donald Trump à Los Angeles, en Californie, le samedi 12 novembre. FELIPE CHACON / SIPA
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Une manifestante défile avec une pancarte peu flatteuse de Donald Trump à Las Vegas, dans le Nevada, samedi 12 novembre. DAVID BECKER / REUTERS
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A Hollywood (Californie), les manifestations ont investi l'autoroute 101, jeudi 10 novembre. MARIO ANZUONI / REUTERS
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Gigi Love, une star du cinéma porno, défile devant la Trump Tower à New York, lundi 14 novembre. DREW ANGERER / GETTY IMAGES/ AFP
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De nombreux enfants sont présents dans les cortèges, à l'instar de ce petit garçon photographié le samedi 12 novembre à Washington. SIMON GUILLEMIN / HANS LUCAS
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"Donald Trump est un raciste", peut-on lire sur cette pancarte brandie par des manifestants devant la Maison Blanche, le jeudi 10 novembre, à Washington. KEVIN LAMARQUE / REUTERS
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Si la majorité des manifestations sont pacifiques, à Portland, dans l'Oregon, elles ont dégénéré en émeutes, samedi 12 novembre, selon la police. REUTERS
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Le réalisateur Michael Moore, qui avait prédit la victoire de Trump, filme sur son portable la manifestation anti-Trump qui a eu lieu le 12 novembre, à New York. CORDON PRESS / SIPA
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"Not my president", peut-on lire sur cette pancarte brandie à Miami, en Floride, le dimanche 13 novembre.  RMV / SHUTTERSTOCK / SIPA
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Dans l'Oregon, à Portland, vendredi 11 novembre, des femmes rappellent les propos vulgaires tenus par Donald Trump et révélés pendant la campagne. ANKUR DHOLAKIA / AFP
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A Philadelphie, le lundi 14 novembre, un homme qualifie de "dangereux précédent" l'élection de Donald Trump à la Maison Blanche. MARK MAKELA / REUTERS